02/10/2009

UNIVERSITÉS : LA POLITIQUE DE L’AUTRUCHE

mjs.jpgAprès le lycée : l’université ! Que prépare le gouvernement pour la jeune génération.
En 2008 il installait la concurrence entre les étudiants, les enseignants, les universités, s’attaquait aux lycéens et laissait les jeunes actifs seuls face à la crise. En 2009, Xavier Darcos (ministre de l’Éducation), Valérie Pecresse (ministre de l’Enseignement) et Martin Hirsh, (Haut-commissaire aux solidarités actives et à la Jeunesse) ne semblent pas décidés à répondre au malaise social grandissant de la jeunesse.
Travailler la nuit pour étudier le jour, choisir entre se nourrir, se loger ou se soigner, voilà le quotidien d’un nombre croissant de nos compatriotes à l’entrée de leur vie d’adulte. Créer des emplois scientifiques et améliorer les conditions de vie et d’études, de milliers de jeunes devraient être au cœur des négociations avec toute la communauté universitaire et scientifique, plutôt que de vouloir passer en force des réformes qui n’aboutissent pas.

Nombreuses universités sont en grève.

Plusieurs causes à ce mouvement lancé par les enseignants : la question de l’autonomie, la tension sur les moyens humains et financiers, mais aussi la refondation du statut d’enseignants-chercheurs.
En effet, la ministre de la Recherche, envisage de prendre un décret qui reporterait vers les présidents des universités les décisions les plus importantes concernant la carrière des enseignants (promotions, accession au grade de professeur, modulation des services).
Comment ne pas craindre un risque de « copinage » ?
En sus, le texte prévoit de moduler l’emploi du temps entre enseignement, recherche et tâches administratives. En gros, la voie noble serait la recherche, celle qui garantirait une évolution rapide des salaires et l’enseignement serait le parent pauvre.
Bref, voilà comment saper les principaux piliers qui assurent le devenir de nos sociétés, au premier rang desquels se trouvent la  formation et la recherche.