07/01/2008

UN DYNAMITAGE DU CODE DU TRAVAIL

Le débat marathon sur la réforme du temps de travail se poursuit cette semaine à l’assemblée. Les députés socialistes mobilisés, ont déposés de nombreux amendements pour faire face à ce texte dangereux qui se moque des accords signés avec les partenaires sociaux.
En effet, la durée légale du travail est en péril. Le projet de loi en discussion cette semaine a pour objet la liquidation de la durée légale du travail. Il dissout toute durée collective du travail et la renvoie à un rapport de forces déséquilibré au sein de chaque entreprise, voire pire encore, à une négociation de gré à gré entre salarié et employeur.
La remise en cause des repos compensateurs, l’accroissement de la flexibilité, la possibilité de travailler jusqu’à 13 heures par jour et 80 heures par semaine, selon le bon vouloir de l’employeur, procèdent d’une régression sociale sans précédent.
Pour le gouvernement et la majorité, les difficultés de notre pays seraient dues au seul fait que les français ne travailleraient pas assez! Pourtant, si un parallèle est nécessaire, la durée hebdomadaire du travail en France est équivalente à celle de l’Allemagne, par exemple. Cela n’empêche pas ce pays d’avoir une croissance supérieure à la notre (1,9% en 2008 contre 1,6%), d’avoir un commerce extérieur excédentaire et nous un déficit record!
Alors oui, la rénovation de la démocratie sociale dans notre pays est nécessaire, mais à condition de respecter les accords signés entre les partenaires sociaux. Sous couvert d’assouplissement des 35 heures, des protections essentielles pour les salariés vont disparaitre. Le projet de loi non seulement ne respecte pas le dialogue social, au point de compromettre la conduite des relations sociales à l’avenir, mais de plus, il met en cause la santé et la sécurité des salariés en faisant de l’entreprise le lieu où s’élabore les dispositions législatives relevant de l’ordre public social.