10/01/2009

UN BUDGET IRRESPONSABLE

argent-dette1.jpgLe budget 2010 présenté par le gouvernement bat tous les records d’irresponsabilité fiscale, d’injustice sociale et de mauvaise gestion budgétaire. Il présente un déficit encore jamais vu s’élevant à 116 milliards d’euros (8,5% du PIB). La dette continuera donc à exploser pour atteindre 1.654 Mds et 84 % du PIB. Comme le futur emprunt Sarkozy n’est pas pris en compte dans ces chiffres, il faudra encore leur ajouter plusieurs dizaines de milliards en cour d’année.La droite cherche à s’exonérer de ses propres responsabilités en se cachant derrière la récession mondiale. Mais la crise n’explique pas tout. Depuis 2002, les finances publiques se dégradent continuellement alors que tous nos voisins européens ont amélioré leur situation. Quand la crise a éclaté en 2008, nous étions le seul pays en situation de déficit excessif, et donc sans marges de manoeuvres, alors que les comptes de l’Allemagne étaient revenus à l’équilibre.
Ce déficit est avant tout le fruit de baisses d’impôts injustes et inefficaces ne profitant qu’aux plus riches. Le bouclier fiscal est toujours là. Le paquet fiscal coûte toujours 15 Mds par an, sans pour autant amener la croissance promise. Le nettoyage, maintes fois annoncé, jamais appliqué, des 70 Mds d’euros de niches fiscales se fait toujours attendre. La suppression de la taxe professionnelle est quant à elle un gigantesque cadeau de 12 Mds d’euros, offert aux entreprises sur le dos des ménages et sans aucune contrepartie. La baisse de la TVA dans la restauration coûte 2,5 Mds aux contribuables, sans que les salaires des employés, ni les notes des clients, ne se soient améliorés. On peut comparer le coût de cette mesure aux 500 millions d’euros d’économies que la droite compte réaliser en supprimant cette année 33.754 postes d’infirmières, de policiers et de professeurs.
Les conséquences directes sur la vie des français ne vont pas tarder à se faire sentir. Le gouvernement a déjà créé discrètement une vingtaine de taxes nouvelles depuis 2007. On peut s’attendre à ce qu’il réduise son action et augmente fortement les impôts pour combler les véritables ravins que sa politique a creusés dans nos comptes publics.