02/16/2012

TVA SOCIALE : JUSQU’AU BOUT DANS L’ERREUR

La dernière erreur économique d’ampleur de ce quinquennat arrive cette semaine à l’Assemblée nationale : la TVA Sociale.

En basculant 13 Md€ d’impôts en plus sur les ménages, c’est leur consommation, et donc la croissance, qui est attaquée. Les prix vont en effet augmenter sous l’effet du passage de la TVA de 19,6 % à 21,2 %. Ce qui est d’autant plus injuste, c’est que cet impôt touche beaucoup plus les ménages modestes que les plus aisés, comme toujours avec ce gouvernement.

La droite parie que la baisse des cotisations patronales va mécaniquement améliorer la compétitivité de nos entreprises, mais elle est très loin du compte. Renault a annoncé cette semaine qu’il construirait au Maroc ses voitures destinées au marché européen. Les ouvriers y seront payés 240 € par mois. Si la seule ambition du gouvernement en terme de compétitivité est d’aligner les salaires français sur ces tarifs, qu’il le dise clairement.

La compétitivité ne se réduit pas aux salaires. Les écarts existant entre les pays sont trop grands, baisser les cotisations n’aura donc que peu d’impact sur la compétitivité de nos entreprises. Si celle-ci s’est autant dégradée depuis 10 ans, l’absence de politique industrielle de la droite n’y est pas pour rien. Résultat, notre déficit commercial vient de battre des records en 2011 en atteignant 69 Md€, alors que nous avions un excédant de 3,5 Md€ en 2002.

Rien de ce qu’a mis en place l’UMP depuis 10 ans, et rien de ce qu’elle propose, n’a apporté à notre pays de la croissance, des emplois, de la compétitivité ou du pouvoir d’achat. C’est même plutôt le contraire.

Les propositions de François Hollande permettront d’inverser enfin cette tendance. Les entreprises qui investissent, recherchent, innovent, créent des emplois seront encouragées par des modulations de leurs impôts. La création d’un livret épargne-industrie attirera l’épargne des français vers le financement des PME et des entreprises innovantes. La formation et la qualification des salariés seront des atouts majeurs pour la compétitivité de notre pays. Nous prouverons qu’il est possible de créer des emplois et d’être compétitif sans pour autant sacrifier notre niveau de vie et notre modèle social.