12/16/2015

« Tout ne sera pas réglé par Paris mais rien n’aurait été réglé sans Paris »

Capture d’écran 2015-12-16 à 17.47.04Il aura fallu un jour de plus que prévu (la COP21 devait se clore le 11 décembre) pour que la conférence de Paris sur le climat s’achève sur un happy end. Une fin heureuse qui n’est autre que le commencement d’un monde nouveau engagé dans la lutte contre les dérèglements climatiques.

 A la clé de cette conférence désormais « historique », un accord signé par 195 pays et l’Union européenne. Cette accord, pour entrer en vigueur, devra être ratifié par 55 pays qui produisent 55% des émissions de gaz à effet de serre, le 22 avril prochain à New-York . En France, la ratification se fera par voie législative et une loi sera votée au Parlement. Elle sera en parallèle complétée par une décision d’approbation au niveau de l’Union européenne.

La performance est pour le moins remarquable : parvenir à mettre d’accord 196 pays qui devront chacun faire des efforts pour que le réchauffement climatique reste en dessous des 2°. L’accord est encore plus ambitieux, parvenir à passer sous les 1,5° pour assurer la protection des petits Etats insulaires, particulièrement menacés par la montée des eaux.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères l’a martelé à plusieurs reprises, « tout ne sera pas réglé par Paris mais rien n’aurait été réglé sans Paris ». Car au-delà des dispositions législatives essentielles, c’est le symbole qui donne aujourd’hui la force à chacun de s’engager et poursuivre ses actions en faveur du climat pour préserver un bien unique et précieux qu’est notre planète.

Dès 2020, ce seront 100 milliards de dollars par an, issus de prêts ou de dons, qui seront alloués à la lutte contre le réchauffement climatique.Dans cet accord mondial, les pays développés s’engagent à financer les initiatives des pays LES plus pauvres. Certains pays en voie de développement pourront apporter un financement sur la base du volontariat  pour soutenir eux aussi, les pays les plus pauvres.

CERTES, l’accord de Paris ne prévoit pas de mesures coercitive, ni d’amende mais n’en demeure pas moins un texte contraignant au sens positif du terme. Il incite au respect des objectif de chacun pour atteindre l’objectif commun d’une planète en meilleure santé.

Chaque pays signataire de l’accord de Paris devra communiquer et publier une contribution nationale et la réviser à la hausse tous les 5 ans. Autrement dit, chaque pays fixe ses objectifs, ne peut pas revenir en arrière et doit tous les 5 ans faire le point. Ainsi, chaque pays ne pourra qu’améliorer sa contribution avec des objectifs toujours plus ambitieux.

Vers une deuxième partie de siècle à 0 émission ? Aidons les jeunes générations à poursuivre le combat !