04/08/2010

TOUJOURS PLUS POUR LES RICHES ET MOINS POUR LES PLUS PAUVRES

Toujours plus pour les riches et moins pour les plus pauvres est un  principe que le Président de la République Nicolas Sarkozy continue à  défendre bec et ongle.

Sous couvert de ne pas faire travailler les français plus d’un jour sur deux pour l’Etat, le gouvernement a renforcé le bouclier fiscal créé en 2006 par Jean-François Copé alors ministre du Budget. Cette mesure d’une injustice inouïe ne concerne que 0,05 % des contribuables, si chers au chef de l’Etat. C’est ce qu’une première estimation de l’application sur l’année 2009 du bouclier fiscal révèle. On comprend mieux pourquoi le gouvernement a transmis partiellement et avec retard ces données à la commission des finances de l’Assemblée Nationale. En 2009, 585 millions d’euros ont été restitués à 16 350 contribuables parmi les ménages les plus aisés.

Alors que les chiffres de l’INSEE montrent que les inégalités continuent à se creuser entre les plus riches et le reste de la population – la moyenne des très hauts revenus a augmenté plus rapidement que celle de l’ensemble de la population entre 2004 et 2007 – 63 % du coût du bouclier fiscal revient aux 1 000 ménages les plus fortunés. Comment peut-on se prétendre le président de tous les français lorsque l’on aide une minorité à s’enrichir toujours plus et que la majorité est abandonnée à son sort ? Nicolas Sarkozy avait promis de réhabiliter la valeur travail. Or, le bouclier fiscal ne protège pas le travail mais la rente. D’ailleurs, il est impossible avec les seuls revenus du travail d’atteindre le bouclier fiscal ! Celui-ci s’adresse d’abord aux grandes fortunes. Soyez très riches et vous ne paierez pas d’impôts : voilà la logique du bouclier fiscal.