09/28/2010

T3 PORTE DE LA CHAPELLE – PORTE D’ASNIÈRES : IL EST TEMPS QUE L’ÉTAT PRENNE SES RESPONSABILITÉS

Le Conseil de Paris vient de voter les modalités de l’organisation de la concertation pour le projet d’extension du tramway T3 de la Porte de la Chapelle à la Porte d’Asnières (expositions, réunions publiques, registre, site web…).

Cette concertation qui commencera dès le début de l’année 2011 précèdera le lancement des travaux en 2014 et la mise en service de ce nouveau tronçon de 4,7 km en 2016. Le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), présidé par Jean-Paul Huchon, donnera sa validation le 4 octobre. L’extension que j’ai porté avec de nombreux riverains dès le début du débat public de 2006 sur le prolongement de La Porte de La Chapelle, permettra une meilleure desserte des quartiers du nord des 18ème et 17ème arrondissements, tout en désenclavant des quartiers isolés comme celui des Hauts-de-Malesherbes dans le 17ème . Elle assurera également la desserte du prochain quartier Cardinet-Batignolles, de la future Cité Judiciaire et de la Direction régionale de la police judiciaire dont l’implantation Porte de Clichy a été actée par le Président de la République. Le coût de ce nouveau tronçon est estimé à 205 millions d’euros, sans les aménagements urbains et les rames. La Mairie de Paris espère ne pas devoir une nouvelle fois supporter avec la région la majorité du financement du tramway. L’État ne peut pas se féliciter du déménagement en 2015 du TGI dans la ZAC Clichy-Batignolles et ne pas participer pleinement à la mise en place des transports en commun qui le desserviront. Jusqu’à maintenant, l’État n’a financé que 16 % du T3 alors que sa contribution pour le tramway de Strasbourg s’élève à 36 %, 27 % pour celui de Marseille et 67 % pour celui de Saint-Etienne. C’est pourquoi le Maire de Paris a saisi le gouvernement par un courrier adressé au Premier Ministre en date du 10 mai 2010 et par un courrier du 22 juillet 2010 à Michèle Alliot-Marie, rappelant que la participation financière de l’État était la condition indispensable pour la réalisation de ce prolongement. S’il n’est déjà pas capable de participer à la hauteur de sa responsabilité à la réalisation du T3, comment l’État compte-il financer sa double-boucle du Grand Paris ?