04/08/2009

STRASBOURG : LES QUARTIERS POPULAIRES POUR CIBLE

pom750.jpgHier comme aujourd’hui, les députés socialistes ont interrogé la Ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale sur les graves incidents de Strasbourg. Hier comme aujourd’hui, Michèle Alliot-Marie  s’est refusée de répondre à ces questions pourtant précises et légitimes.
En marge des cérémonies officielles du Sommet de l’OTAN, des centaines de casseurs ont choisi le symbole du Pont de l’Europe, qui relie la France à l’Allemagne pour se livrer à une mise à sac de deux quartiers populaires : le Port du Rhin et le Neuhof.
Nous sommes en droit de savoir ce qu’il s’est réellement passé durant ces longues heures où les strasbourgeois ont eu le sentiment d’avoir été abandonnés par les pouvoirs publics. Comment se fait-il qu’avec autant de policiers, de CRS, de militaires présents à Strasbourg, ces deux quartiers aient pu faire l’objet de dégradations sans précédent : un hôtel et une pharmacie incendiés, un poste de douane saccagé, une chapelle dégradée, tout comme le mobilier urbain attenant…
Pourquoi les casseurs ont-ils eu le champ libre pendant une heure trente dans le quartier du Port- du-Rhin ?
Quel est le nombre de blessés parmi les forces de l’ordre ? Le chiffre officiel fait état de 15 blessés tandis que les syndicats de police en évaluent le nombre à une centaine.
La Ministre dit ne pas avoir été informée du refus opposé par la police française à la police allemande qui proposait des renforts. Qui donc a pris cette décision ?
Pourquoi la manifestation pacifique n’a pas emprunté l’itinéraire préalablement fixé par la préfecture ?
Pourquoi la Ministre se targue-elle d’avoir fait repousser plusieurs fois des personnes cagoulées et armées au lieu de les arrêter ?
La sécurité intérieure et les interventions des forces de l’ordre sont du seul ressort, donc de la seule responsabilité du représentant de l’Etat dans le Département, et par extension du Gouvernement. Il est normal de s’interroger sur le fonctionnement, et en l’occurrence les dysfonctionnements, de la chaine de commandement.