02/20/2009

SOMMET SOCIAL : LE COMPTE N’Y EST PAS !

crise.jpgLa déclaration télévisée de Nicolas Sarkozy, après la rencontre avec les partenaires sociaux de ce mercredi 18 février 2009, a montré un président têtu, qui ne souhaite pas changer de cap. Sa priorité reste la compétitivité, « qu’il ne faut pas ruiner ». Pas question d’augmenter le Smic, ni de renforcer les services publics.
Sous la pression de la mobilisation sociale du 29 janvier dernier, le Chef de l’État a fini par lâcher quelques mesures, en particulier pour les familles modestes.
Mais après 360 milliards pour les banques puis 26 milliards pour l’économie et les entreprises, il ne reste que 2,6 milliards en faveur des ménages.
On est bien loin d’un vrai plan de relance massif qui s’appuie de manière équilibrée sur la consommation et sur des investissements à effet rapide dans le domaine de l’innovation écologique par exemple, de l’extension de l’agriculture biologique, de la réorientation des déplacements vers des transports propres, de création d’emplois verts ou de construction massive et de réhabilitation de logements sociaux…
Bien sûr, Nicolas Sarkozy n’est pas revenu sur les 15 milliards du paquet fiscal offert aux plus fortunés dès le début de son mandat et qui se rajoutait à toutes les diminutions d’impôt des tranches supérieures accordées depuis 2002 : 35 milliards de moins pour le budget de l’État !
Le Président persiste donc dans sa logique libérale de pure compétitivité et les réformes injustes vont continuer : celle de l’hôpital, du lycée, de l’université et de la recherche, de la formation professionnelle, ainsi que la réforme de l’État avec la suppression d’un poste sur 2 de fonctionnaires partant à la retraite…