07/18/2011

SARKOZY ET GUÉANT PRIS EN FLAGRANT DÉLIT

Le rapport de la Cours de Comptes sur la gestion des forces de police et de gendarmerie depuis 2002 est accablant. Nous avons pourtant été nombreux à dénoncer l’autosatisfaction affichée par les différents ministres de l’Intérieur, Sarkozy, Hortefeux ou encore Guéant, très éloignée de la réalité vécue par les français.

L’une des institutions les plus impartiale et respectée de la République vient de nous donner raison.

Non l’insécurité n’a pas baissé dans notre pays. Les violences contre les personnes ont explosé, malgré les consignes données pour ne pas enregistrer toutes les plaintes. Le plus défaillant n’est pas le travail des forces de sécurités, mais bien l’organisation et la politique qui leur sont imposées.

La réduction des effectifs de fonctionnaires les a fortement touchées. Malgré les perpétuelles annonces de nouveaux postes, le nombre de policiers a diminué de 5,3% entre 2003 et 2010, et leur budget de fonctionnement de 25%. Pour compenser son désengagement, l’Etat pousse les collectivités locales à prendre en charge, à sa place, la sécurité des habitants. Les effectifs des polices municipales ont ainsi augmenté de 35% sur la période, sans combler le vide pour autant.

L’organisation interne des services est également problématique. En Ile de France, les policiers sont beaucoup plus jeunes et inexpérimentés que sur le reste du territoire, surtout dans les zones difficiles comme la Seine-Saint-Denis. Les effectifs sont également mal répartis puisque de nombreuses villes de la régions avec un taux de délinquance élevé disposent de moins d’un policier pour 500 habitants, alors que certaines petites villes tranquilles en ont deux fois plus.

En 250 pages précises et argumentées, la Cours démontre surtout une chose : c’est l’affichage qui est recherché, pas l’efficacité. L’insécurité a été instrumentalisée par la majorité mais les moyens n’ont jamais été mis en oeuvre pour la combattre efficacement.

En 10 ans, la droite a cassé progressivement tous les services publics et, malgré ses discours martiaux, la police et la gendarmerie n’ont pas épargnées.

En matière de sécurité, l’échec n’est pourtant pas une fatalité. Si nous remportons les élections en 2012, nous leur redonnerons les moyens de servir les français. Les effectifs seront redéployés là où ils sont nécessaires et nous recréerons une police de proximité. Des mesures fortes comme la légalisation contrôlée du cannabis permettraient également de concentrer le travail des policiers sur la lutte contre la vraie délinquance, plutôt que de perdre leur temps dans la chasse à la fumette et la politique du chiffre. L’échec consommé de la droite rend plus que jamais nécessaire une victoire socialiste.