10/18/2013

Rythmes scolaires : la droite additionne les choux et les carottes

Depuis plusieurs semaines, et encore au dernier Conseil de Paris, l’UMP dénonce avec mauvaise foi et démagogie la réforme des rythmes scolaires.

 

Rappelons nous que le précédent gouvernement, avait imposé la semaine de 4 jours sans concertation. Face au rapport alarmiste d’experts de l’Éducation nationale et de la santé, une mission d’information parlementaire avait été créée sur le sujet des rythmes scolaires. Le rapport issu de ces travaux, voté à l’unanimité par les députés UMP, préconisait la fin de la semaine de 4 jours et le passage à 4 jours et demi avec l’organisation d’activités périscolaires. Soit exactement la réforme construite par le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon.

Cela explique sans doute les contradictions de la députée de l’Essonne, candidate à la Mairie de Paris, qui déclarait le 3 septembre qu’elle n’était « pas opposée sur le fond à cette réforme » et le 30 septembre qu’elle a « un désaccord de fond avec cette réforme ». Quelle réalité accorder à ces retournements incessants, si ce n’est l’opportunisme d’une candidate en manque d’idées ?

 

Pire, son dernier argument, elle le puise dans le cartable de son propre fils de 4 ans, en expliquant qu’il ne fait que dessiner des carottes durant ses trois heures d’activités scolaires. D’un exemple personnel, elle tire une vérité d’ordre générale.

 

La réalité est que l’application des nouveaux rythmes scolaires ne peut être parfaite en un mois. Il y a des corrections et des ajustements à faire là où il existe des problèmes. Même s’il est encore trop tôt pour faire un bilan, les premiers constats montrent des dysfonctionnements dans seulement 7% des écoles parisiennes, soit 46 établissements sur 663. Le travail réalisé au quotidien par l’Éducation Nationale et la Mairie de Paris permet de les corriger progressivement.

 

Au-delà des corrections nécessaires à apporter, les nouveaux rythmes n’ont connu aucun incident majeur, le taux de participation des élèves aux activités périscolaires est de plus de 80%, et bon nombre d’entre eux ont désormais la possibilité de pratiquer des activités auxquelles ils n’avaient pas accès auparavant.

 

La FCPE, première fédération de parents d’élèves, a ainsi qualifié cette réforme de « formidable aventure éducative et pédagogique », et appelé à la raison celles et ceux qui jettent de l’huile sur le feu et attisent les peurs des parents.

 

Une évaluation est prévue et sera faite par un organisme indépendant, spécialiste des politiques éducatives d’ici la fin de l’année.

 

Aussi, laissons le temps au ministère de l’Éducation nationale et à la Mairie de Paris, qui a investit des moyens humains et financiers considérables, de faire les réglages nécessaires dans le calme et la sérénité. Il en va du bien être et de la réussite des élèves.

 

D’ici là, conseillons à Madame Kosciusko-Morizet qu’à défaut d’apprécier les dessins de son fils elle peut toujours manger des carottes : cela rend aimable.