09/04/2013

RETRAITES : LA GAUCHE REFORME DANS LA JUSTICE

Jean-Marc Ayrault a présenté aux français les mesures composant la prochaine réforme des retraites, indispensable pour rétablir l’équilibre du système par répartition, pilier du modèle social. Fruit de la concertation avec l’ensemble des partenaires sociaux, cette réforme juste et courageuse garanti le financement de nos retraites dans la durée, prend en compte pour la première fois la pénibilité et la carrière des femmes, simplifie notre système.

Autant de différences avec les précédentes lois votées par la droite, qui ont davantage creusé les inégalités et les déficits que rétabli les comptes et corriger les injustices. Sur ce sujet comme sur bien d’autres, cela devrait inciter l’opposition à davantage de modestie.

Télécharger le discours de Jean-Marc Ayrault et le dossier de presse

Le communiqué que j’ai cosigné avec Bruno Le Roux, Président du groupe socialiste :

 

Les imprécations de la droite contre la réforme des retraites sont confondantes de médiocrité. De quel courage, de quel bilan peuvent-il se targuer pour se permettre de nous donner des leçons. Trois fois ils se sont attaqués aux retraites. Trois fois ils ont déglingué le système.

C’est la réforme Balladur qui a créé les inégalités entre public et privé en différenciant les modes de calcul des pensions. C’est la réforme Fillon qui les a amplifiées en faisant payer la facture aux seuls salariés. C’est la réforme Sarkozy qui les a parachevées  en imposant uniformément la plus inégalitaire des mesures, le recul de l’âge de la retraite, qui pénalise au premier chef les ouvriers et les employés qui ont les carrières les plus longues et les plus pénibles.

Le pseudo courage de la droite, c’est d’avoir perverti le sens même du mot réforme, c’est d’avoir réussi le tour de force de le rendre punitif et détestable à l’oreille des Français. N’est pas Churchill qui veut !  Et tout ça pour quel résultat ? Un déficit de 20 milliards qui nous oblige à remettre l’ouvrage sur le métier. Quand on affiche une telle somme d’incuries et d’injustices, on a la modestie de se taire.

Toute la démarche du gouvernement de Jean-Marc Ayrault est de réconcilier les Français avec la mot et l’esprit de la réforme, de leur prouver qu’on peut changer, transformer, rénover ce qui ne marche pas sans  que ce soit un purgatoire où le peuple doit endosser les fautes de ses dirigeants. Le courage, il n’en manque pas en exposant sans fard les périls auxquels notre système par répartition est confronté et en demandant un effort collectif aux Français.

Mais ce qui tranche avec ses prédécesseurs, c’est que cet effort est réparti justement entre tous : salariés du privé comme du public, entreprises comme retraités. Ce qui le différencie de la droite, c’est qu’il cherche à reconstruire un système plus solide et plus solidaire en résorbant avec la même vigueur le déficit structurel et les inégalités les plus criantes : la pénibilité, la précarité, le fractionnement des carrières.
Ce qui construit son originalité, c’est sa volonté de construire une réforme partagée, ouverte aux propositions des partenaires sociaux et soucieuse d’assurer l’équilibre entre les trois enjeux du redressement : l’assainissement financier, la protection des Français et la compétitivité économique.  Oui ce projet est une vraie réforme. Oui elle vraiment de gauche. Et c’est ce que ses adversaires ne lui pardonnent pas.