03/14/2013

Quand soudain la droite parisienne découvre la pollution…

Annick Lepetit_AutolibEntendre en période électorale la droite parisienne donner des leçons d’écologie alors qu’elle n’a cessé de réclamer toujours davantage de parkings à voitures, c’est le comble de l’ironie !

 

Depuis 12 ans, la politique volontariste d’aménagement en matière d’urbanisme et de transports menée par Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo a profondément et durablement modifié notre Ville. Elle a aussi permis de mieux préserver la santé des Parisiens, en remettant en cause pour la première fois le tout-automobile.A l’heure où un nouveau pic de pollution provoque des commentaires en chaîne, il est utile de rappeler qu’une étude d’Air Parif publiée en juillet 2013 montre une diminution globale de 30% des émissions d’oxydes d’azote liées au trafic routier entre 2002 et 2012 ainsi qu’une diminution des particules fines de 35% pour les PM10 et 40% pour les PM 2,5.

Le développement des transports en commun et la création de nouveaux modes de déplacement « propres » et silencieux participent à une meilleure qualité de vie : avec les 22,5 km de tramway créés,  la création de Vélib’ et de 750 km de pistes cyclables, Autolib’ qui dessert 31 communes et va s’étendre dans la métropole, les places de livraison disponibles pour le stationnement de nuit, le partage de l’espace public et l’élargissement des trottoirs pour les piétons, le développement du transport de marchandises par voies ferrées et fluviales, Paris investit pour l’avenir. A la lutte contre la pollution de l’air s’ajoute la lutte contre la pollution sonore. Le passage de 80 à 70 km/h sur le périphérique va améliorer le quotidien de ses 100.000 riverains directs.

Paris expérimente aussi les nouvelles énergies ; un nouveau marché a permis de réduire d’un tiers la consommation énergétique de l’éclairage public, 11 000 m2 de panneaux solaires ont été installés sur les équipements publics, 3500 tonnes de déchets seront collectés par pneumatiques à Clichy-Batignolles dans le 17e, 12 000 logements sont chauffés par un puits de géothermie dans le 19e et dans le 15e nous expérimentons le chauffage d’un immeuble de logements sociaux par l’énergie dégagée de microprocesseurs … Sans compter les 62 hectares d’espaces verts ouverts en 2 mandatures contre 10 hectares seulement entre 1995 et 2001.

Sur la plupart de ces projets, la droite parisienne s’est opposée sans concession. Cherchant davantage à bloquer et mettre des bâtons dans les roues que penser intérêt général et santé publique. En 2006, elle boycottait l’inauguration du premier tronçon du tramway déclarant qu’il allait à l’encontre  de l’histoire.

Alors l’entendre en période électorale donner des leçons d’écologie alors qu’elle n’a cessé de réclamer toujours davantage de parkings à voitures, c’est le comble de l’ironie ! Ce n’est pas en défendant la multiplication par 2 des places de stationnement comme le reprenait  encore ce matin la députée de l’Essonne qu’on viendra à bout de la pollution.

Bien sûr, nous devons aller encore plus loin et les associations environnementales ont raison d’interpeller radicalement les pouvoirs publics aujourd’hui. La prise de conscience collective se fera aussi en dramatisant. Mais il ne faut pas prendre nos concitoyens pour des imbéciles en leur faisant croire que la pollution à Paris est arrivée en même temps que la gauche! Surtout lorsqu’on a été ministre de l’Ecologie par deux fois sous le quinquennat de monsieur Sarkozy.

 

Lire aussi le communiqué de Julien Bargeton « Pour diminuer la pollution, sortir du tout-diesel et développer encore davantage les alternatives à la voiture« .