02/06/2009

QUAND LA DROITE FACILITE LES EXPULSIONS DES LOCATAIRES

Le gouvernement a fait voter par l’Assemblée, pendant la nuit du 5 au 6 février,  la réduction des délais pour les expulsions de 3 ans à 1 an. Dans la situation de crise que nous connaissons, cette décisions risque de jeter à la rue des dizaines de milliers de familles.
Aujourd’hui, le taux de locataires de mauvaise foi qui refusent intentionnellement de payer leur loyer est l’un des plus faible au monde, à peine plus de 2%. L’immense majorité des personnes en défaut de paiement ne le doivent qu’à des accidents de la vie : divorce, maladie et surtout chômage. Jusqu’à maintenant, le juge pouvait leur accorder un délai pouvant aller jusqu’à 3 ans. Cela permettait la mise en place d’un suivi social et d’un plan d’apurement soutenable. En un mot, les aider à sortir la tête de l’eau au lieu de les y enfoncer.
Mais cette nuit, malgré mes arguments et mes amendements refusés , la droite a décidé de rendre plus dure encore la situation de ces familles. Alors que la France compte 45.000 chômeurs de plus chaque mois, alors que le nombre de locataires concernés par des problèmes d’impayés de loyer a doublé cette année (plus de 1,2 millions de personnes), alors que le Président se refuse toujours à mettre en place une véritable politique. C’est une politique complètement déconnectée des réalités. Cette nuit, la droite a choisi de faire des locataires en difficulté d’aujourd’hui, les demandeurs au droit au logement opposable de demain.