07/21/2015

Point presse

IMG_0176-2Ce point presse est le dernier de l’année parlementaire 2014-2015. A cette occasion j’ai évoqué les derniers textes qui seront débattus d’ici la fin du mois à l’Assemblée, avant de faire le bilan d’une année législative bien remplie.

Cette dernière semaine de la session est consacrée à la lecture définitive de plusieurs textes et à la première lecture du projet de loi sur le droit des étrangers. Ce texte marque notre volonté d’aborder la question de l’immigration de manière sereine et équilibrée pour sortir de l’exploitation politicienne à laquelle la droite nous a habitué depuis tant d’année. Ce texte s’articule autour de 3 piliers :

  • Simplifier les démarches, mettre fin aux longues files d’attente devant les préfectures.
  • Favoriser la venue des talents en France
  • Renforcer les moyens contre l’immigration illégale

 

Ce texte est le reflet de ce que doit être une politique migratoire de gauche : ni accueil massif, ni stigmatisation mais une politique républicaine. Avec ce texte nous donnons aux étrangers en situation régulière la possibilité de mieux s’intégrer en France tout en restant inflexibles face à l’immigration clandestine.

Le bilan de la session

Depuis 3 ans, nous, députés socialistes, consacrons tous nos efforts à honorer l’engagement premier du Président de la République : redresser et réformer en profondeur notre pays. Cette session 2014-2015 aura été, j’en suis convaincue, l’une des plus prolifiques pour le redressement de la France, et ce, alors même que chaque jour de nouveaux défis se sont levés devant nous sur la route du changement.

Je pense, bien évidemment, aux attentats du mois de janvier qui ont secoué la nation toute entière. Notre majorité n’a pas attendu ces évènements tragiques pour prendre au sérieux la menace terroriste. Dès le mois de novembre 2014, nous nous sommes dotés de moyens pour lutter contre la radicalisation sur internet et surtout empêcher les départs dans les camps d’entraînement au Djihad. Puis nous avons voté la loi renseignement qui donne à nos services des moyens d’action mieux adaptés et plus modernes.

Assurer la sécurité des Français est la première de nos responsabilités et nous l’assumons encore en révisant la loi de programmation militaire pour renforcer les moyens de nos armées. 4 mds € supplémentaires, c’est un effort pour nos dépenses publiques mais un effort indispensable lorsque nos soldats risquent leur vie pour empêcher l’expansion de Daesh ou de Boko Haram.

Le deuxième défi auquel nous avons dû répondre est plus récent, il s’agit de la crise grecque. Il n’était pas question de laisser la Grèce sortir de la zone euro. Le sens de l’histoire européenne, c’est davantage de solidarité, c’est avancer ensemble, ce n’est pas la dislocation à la première difficulté rencontrée. A un moment où l’Europe a vacillé, la position de la France est restée ferme et cette majorité a fait bloc avec le Gouvernement pour soutenir les grecs et voter le plan d’aide à leur pays.

Notre marque de fabrique c’est aussi d’être des bâtisseurs. Nous avons tenu la feuille de route que nous nous étions fixé en 2012 : réorganiser le pays, le remettre sur de bons rails, assainir les structures malades et inventer les protections de demain. De ce point de vue, la gauche peut être fière car le bilan de cette session est considérable.

Cette session est celle d’une nouvelle donne sociale. Nous réformons les protections qui ne fonctionnent plus pour en construire de nouvelles qui soient plus justes et plus efficaces. C’est la loi sur le dialogue social qui fonde une véritable sécurité sociale professionnelle à travers la création du compte personnel d’activité. C’est la loi santé qui met en place de manière graduelle le tiers payant généralisé. C’est loi sur le vieillissement avec la prise en charge de la dépendance. C’est aussi la généralisation des compensations pour les salariés qui travaillent le dimanche. C’est enfin la baisse des impôts pour 9 millions de français des classes populaires et des classes moyennes afin d’encourager la consommation sans laquelle il ne peut y avoir de reprise.

Cette session est celle de la poursuite du redressement économique : Avec l’adoption de la loi Macron, qui donne la priorité du travail sur la rente. C’est aussi la loi sur la transition énergétique qui va fonder ce nouveau modèle de développement et mettre l’écologie dans le moteur industriel. (Nous y reviendrons). Le redressement est une entreprise de longue haleine. Sur cette route, nous faisons preuve de stabilité et de constance en assumant notre ligne réformatrice.

Cette session est celle de la réorganisation du pays avec les trois volets de la réforme territoriale impulsée par notre majorité, la création des métropoles, la formation de régions plus grandes et moins nombreuses et une nouvelle répartition des responsabilités entre les collectivités ; la décentralisation a un nouveau visage, plus simple, plus juste et plus efficace.

Cette session est celle des nouveaux droits. C’est notre identité, la gauche a toujours été moteur lorsqu’il s’agit de traduire dans la loi les aspirations de la société. Avec la loi de lutte contre le système prostitutionnel, avec l’action de groupe contre les discriminations, avec la loi sur la fin de vie… Notre majorité participe à mettre la loi en adéquation avec la vie des Français et ces avancées resteront, j’en suis convaincue, dans l’histoire.

Je passe la parole à  François Brotte, président de la commission des Affaires économiques afin qu’il vous parle de la table ronde qui se tiendra demain soir sur la crise des filières d’élevage. Il évoquera aussi la dernière lecture cette semaine de la grande loi sur la Transition énergétique.