10/17/2009

PAS D’ECONOMIE POUR LA DEFENSE DES DROITS DES FEMMES

Alors que la loi de 1979 dite Veil-Pelletier impose à chaque hôpital public de créer une structure pour pratiquer une IVG, le gouvernement s’était déjà attaqué en janvier 2009 aux missions d’utilité publique et de prévention des plannings familiaux en tentant de réduire leurs crédits. Aujourd’hui, sous prétexte de réorganisations, d’économie d’échelle, 3 centres ont fermé en Ile-de-France : Broussais, dans le 14ème, Jean-Rostand (Ivry-sur-Seine) et depuis le mois de juillet, Tenon, dans le 20ème arrondissement de Paris. Ces 3 structures réalisées pourtant près d’un quart des 12 000 IVG pratiqués en Ile-de-France.En supprimant un service de proximité et en prenant le risque de réduire l’offre de soins, l’Etat et l’AP-HP dégradent un peu plus l’accès à l’IVG, renvoyant les femmes soit vers des structures privées qui pour certaines pratiquent des dépassements d’honoraires soit vers des pays étrangers lorsque le délais légal est dépassé.

Après avoir tenté de remettre en cause les annuités accordées par enfant, c’est ainsi le droit des femmes de disposer de leur corps qui est remis en cause sous couvert d’économies dérisoires. Cette politique de régression sociale et démocratique du gouvernement, en s’appuyant sur le démantèlement de l’hôpital public, contribue chaque jour à un durcissement des inégalités d’accès aux soins et concoure au maintien des discriminations faites aux femmes.

Ce que les combats politiques de 1975 et 1979 ont permis, je le défendrai samedi 17 octobre, à l’occasion de la manifestation nationale pour les droits des femmes, aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui militent pour une égalité réelle de leurs droits.