11/19/2010

NOUVEAU CODE DE LA ROUTE : UNE MISE À JOUR QUI VA DANS LE BON SENS

Je constate que le gouvernement a enfin fait évoluer le code de la route afin de mieux prendre en compte les déplacements en ville en particulier les piétons et les vélos. Il répond ainsi aux attentes des collectivités engagées depuis de nombreuses années en faveur des modes alternatifs à la voiture individuelle.

En effet, la Mairie de Paris, aux côtés d’autres collectivités, a défendu depuis longtemps une évolution vers un « code de la rue » destinée à garantir une cohabitation sécurisée et apaisée entre tous les usagers en milieu urbain. Le Conseil de Paris avait voté un voeu en ce sens dès 2009. Je l’avais moi-même proposée, en tant que Députée, lors du débat sur le Grenelle I.

Dans la continuité du décret du 30 juillet 2008, ces nouvelles mesures, concernant la sécurité des piétons, l’amélioration des circulations à vélos à travers l’autorisation du tourne-à-droite et la sécurisation de l’usage de deux-roues motorisés, font suite aux demandes de nombreuses villes de disposer d’une réglementation prenant en compte la sécurité des plus vulnérables.

Concernant l’autorisation de tourner à droite pour les cyclistes aux feux rouges dans les carrefours, nous allons continuer à travailler à sa mise en application avec la Préfecture de Police en attendant que les panneaux soient réalisés.

Je regrette toutefois que seule une obligation de formation ait été imposée aux conducteurs de scooters à trois roues. Il serait préférable de rendre obligatoire le permis moto pour les véhicules de grosses cylindrées (250 et 400 cm3).

J’appelle le gouvernement à accompagner ce décret par une communication grand public nationale et à ne pas s’en tenir à sa seule publication. Je l’avais demandé à l’occasion de la mise en œuvre des doubles sens cyclables car l’amélioration de la sécurité routière passe avant tout par la bonne connaissance des règles de circulation. Ainsi, ces nouvelles mesures doivent être l’occasion de communiquer largement auprès de l’ensemble des citoyens.