07/04/2013

NKM : DU PARACHUTAGE A LA CHUTE

Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a toujours tranquillement hérité de ses mandats, imaginait son arrivée à Paris comme un confortable parachutage sur le Champ de Mars. Pas de chance, elle est tombée sur un champ de mines.

 

Sa décision de prendre la tête de liste dans le 14ème arrondissement a fait découvrir un peu tard aux élus locaux UMP son mépris pour les militants et les électeurs. Ils auraient été moins surpris s’ils avaient demandé leur avis aux habitants de Longjumeau, qu’elle a abandonné du jour au lendemain pour venir chercher, croit-elle, gloire et pouvoir à Paris.

Elle avait déjà commencé sa campagne de la pire des manières, avec une primaire entachée de fraudes manifestes, dénoncées par ses propres amis. Aujourd’hui, elle divise encore plus la droite parisienne et va devoir affronter des dissidences au sein même de l’UMP. Son incapacité à gérer son propre camp en dit long sur ses carences pour diriger la capitale de la France.

Il ne faut pas compter sur ses propositions pour relever le niveau, puisqu’elle n’en a toujours pas. Normal quand on se présente dans une ville que l’on ne connait pas et où les élus de la majorité en place ne l’ont pas attendu pour bien faire leur travail. C’est d’ailleurs ce que lui rappellent les commerçants quand elle part à la découverte des marchés parisiens.

Celle qui se présentait comme le recours, la solution, la femme de la situation qui allait unifier toute la droite parisienne et la guider vers des lendemains qui chantent, n’a démontré pour l’instant qu’une conception datée et autoritaire de la démocratie. C’est maintenant aux oubliés de ces grandes manœuvres, les habitants du 14eme, de décider si c’est ce type de pratique politique qu’ils veulent pour leur arrondissement.