06/24/2010

MOBILISÉS POUR UNE RÉFORME JUSTE DES RETRAITES

Alors que Nicolas Sarkozy avait promis qu’il ne toucherai pas au système de retraite sans mandat clair des français, il s’apprête à passer en force sur ce sujet pendant l’été.

La principale mesure annoncée par le gouvernement, et faussement présentée comme efficace et nécessaire, est de repousser de 60 à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite. Pourtant, cette mesure  pénalise avant tout les personnes ayant commencé à travailler tôt. Elle ne résulte que d’un choix idéologique et ne représente en rien une fin inéluctable. Surtout, et contrairement aux discours martelés par la majorité présidentielle, elle ne permet pas de régler le problème du financement de notre système de retraite. Tant que rien ne sera fait pour améliorer l’emploi des personnes de plus de 50 ans, cela reviendra surtout à remplacer des retraités par des chômeurs.

Mais l’âge de départ n’est que l’arbre qui cache la forêt. Si le gouvernement veut focaliser le débat sur ce point, c’est parce qu’il sait que sa réforme est très insuffisante. S’il parvient à limiter le déficit jusqu’en 2018, rien n’est prévu pour la suite alors que les besoins seront de 45 milliards d’euros par an en 2025. Si Nicolas Sarkozy est a nouveau élu président de la République, il s’attaquera alors au montant des pensions.

Pourtant d’autres solutions existent, par exemple, que les revenus du capital soient enfin mis à contribution en augmentant la CSG qui pèse sur eux et en taxant les bonus et les stock-options. Que le Fond de réserve des retraites, créé par Lionel Jospin et permettant de faire face aux aléas de la conjoncture dans les décennies qui viennent, puisse être alimenté par une surtaxe payé par les banques. (Pendant que Francois Fillon  démontre lui son imprévoyance en voulant le dilapider en quelques années et sans l’alimenter de nouveau). Il faut aussi que la pénibilité des métiers soit réellement prise en compte, alors que la droite nous refait aujourd’hui les mêmes promesses non tenues depuis 2003.

Une réforme garantissant nos retraites dans la durée est nécessaire, mais ne doit pas peser à 90 % sur les salariés comme le propose Eric Woerth, le ministre du Travail. Nous sommes tout à fait capable d’assurer l’équilibre financier du système jusqu’en 2025 et au-delà, tout en apportant des avancées sociales pour tous les salariés.

Ce jeudi 24 juin, à travers toute la France, venez nombreux manifester pour l’avenir de notre pays.