02/09/2009

MOBILISATION POUR LES TRANSPORTS EN ILE DE FRANCE

rer.jpgEn Ile de France on compte plus de 10 millions de déplacements par jour. Les transports en commun sont de plus en plus utilisés, le nombre de voyageurs dans le métro augmente par exemple de 2% par an selon la RATP ! Aussi, la mobilité et la diversité des moyens de déplacements doit s’accompagner d’une vrai politique des transports.
En effet, l’État, jusqu’en 2006 présidait le STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France). Dans le cadre de la décentralisation de 2005 (où le Premier ministre de l’époque  Jean Pierre Raffarin fut obligé de dégainer l’article  49-3), l’État a transféré la gouvernance aux collectivités territoriales, de l’ Ile de France avec des moyens financiers en baisse.
Le STIF est présidé par le Président de la Région Ile de France et son budget est alimenté par les collectivités franciliennes pour financer et organiser les transports publics. Parallèlement le budget de l’État pour les transports en Ile de France est en diminution constante depuis 2002 (-48%)
Ainsi, pour rattraper le retard d’investissements dont souffre notre région depuis une vingtaine d’années, Jean-Paul Huchon a présenté un plan de mobilisation en juin 2008, estimé à 18 milliards d’euros. Un mois plus tard, lui et l’ensemble des Présidents des départements d’Ile-de-France, ont exposé aux Ministres Jean-Louis Borloo (ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables) et Dominique Bussereau (ministre des Transports) les différentes sources de financement pouvant être mobilisées en faveur des transports et ont demandé à ce que l’État s’engage pleinement.
Mais, seules, les collectivités locales ne peuvent supporter  le poids des lourds investissements qu’il faut décider et mettre en œuvre sans plus attendre.
Ce plan d’urgence prévoit notamment la désaturation de la ligne 13, la modernisation des RER B ,D et A, la prolongation de la ligne de métro 14 et un changement en profondeur du matériel vétuste. Il porte aussi sur le prolongement de la ligne 11 et la réalisation d’ici 2020 à deux grands projets : une rocade ferroviaire autour de Paris et le prolongement du RER E à l’Ouest.
Si l’État ne contribue pas à l’ensemble de ces chantiers, il prend le risque majeurs de retarder davantage l’essor économique, environnemental et social de notre région.
Le gouvernement doit sérieusement prendre des décisions politiques car  aujourd’hui il y a urgence pour améliorer sérieusement les transports en commun de demain.