09/26/2011

ANNICK LEPETIT AU TRIANON AVEC FRANCOIS HOLLANDE

François Hollande, Annick Lepetit, meeting au Trianon, 12 septembre 2011

Le 9 octobre venez voter aux primaires citoyennes.

Trouver votre bureau de vote :

– dans le 17ème,

– dans toute la  France.


Intervention d’Annick Lepetit lors du meeting de François Hollande au Théâtre Le Trianon 18ème arrondissement, le Lundi 12 septembre 2011.

Bonsoir cher(e)s amis, cher(e)s camarades,

Nous sommes tous rassemblés ce soir parce que nous voulons que la politique de Nicolas Sarkozy s’arrête. Nous sommes plus nombreux chaque jour, ici comme ailleurs, à vivre les « dégâts » du sarkozysme.

Députée d’une circonscription qui regroupe une partie du 18e et du 17e arrondissement dont les disparités sont évidentes, je suis amenée à côtoyer la réalité sociale. La semaine dernière, je bataillais à nouveau aux cotés des parents d’élèves et des enseignants contre la fermeture d’une classe dans une école aux portes de Paris, alors que le rectorat fin juin nous avait promis un examen attentif du nombre d’enfants inscrits. Peu importe en cette rentrée le nombre d’écoliers puisque la priorité est de continuer à supprimer le nombre de postes, nous sommes face à de mauvais comptables ! Oui, François tu as raison de porter si haut la grande cause de la jeunesse, il y a urgence !

Las des promesses non tenues, fatigués d’être obligé de lutter pour tout, livrés à eux mêmes, beaucoup de nos concitoyens se désespèrent. Je pense particulièrement à ceux que je rencontre dans leur parcours de galère pour parvenir à se loger. Surtout quand les loyers sont inaccessibles et les files d’attente déjà bien longue pour un logement social, malgré les efforts considérables de la municipalité parisienne pour construire davantage, rattraper l’immense retard des années Chirac/Tibéri et aller plus loin encore en atteignant les 20 % de logement social en 2014.

Le gouvernement a refusé notre proposition d’encadrer les loyers pour la 1ere location ou pour la relocation alors que nous voulions l’expérimenter dans la capitale là où la spéculation est particulièrement forte. Pas moins de 7 lois depuis 2002 qui non seulement n’ont pas résorbé la crise du logement mais l’ont en plus aggravé. « La France des propriétaires » est un slogan qui coûte cher à notre pays, des milliards sont accordés sans contre-partie aux plus aisés à travers des dispositifs fiscaux dont l’efficacité n’est pas prouvée alors que parallèlement l’Etat se désengage de l’aide aux plus modestes et de la construction du logement public. Ce budget s’élevait à 800M€ en 2008, il est tombé à 500M€ en 2011.

A l’Assemblée Nationale, comme au Sénat, avec toi François, nous nous opposons sans relâche pour tenter de bloquer les initiatives les plus libérales et les plus cyniques, pour dénoncer les cadeaux fiscaux pour les uns et le désengagement de l’Etat pour les autres.

Concernant les transports en commun l’Etat a divisé par 2 les subventions depuis 10 ans.

Nos groupes parlementaires sous la houlette de Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée et de Jean-Pierre Bel au Sénat (à qui je souhaite vivement la victoire le 25 septembre prochain aux élections sénatoriales), proposent des projets de lois systématiquement méprisés et rejetés par le gouvernement et sa majorité présidentielle. Ils préfèrent rabâcher que les socialistes n’ont pas de projet, confisquer le débat démocratique et pratiquer la fuite en avant. Mais des fissures commencent à apparaître, quelques voix chez eux se font entendre pour manifester leurs désaccords sur des mesures fabriquées a la va vite, sans visions, sans perspectives, sans concertations.

Mais ne nous trompons pas, ces voix rentrerons dans l’ordre de Sarkozy puisque c’est déjà lui le candidat de la droite. Pas de vote de désignation a l’UMP, pas de primaires citoyennes.

Alors nous, nous avons relevé le défi, celui d’aller à la rencontre des Français pour écouter, expliquer, débattre…Nous savons que notre mobilisation est déterminante aujourd’hui pour que d’autres nous rejoignent dès demain. Il nous reste 4 semaines pour convaincre.

Le 9 octobre, tout le monde peut voter.

J’ai été porte-parole du Parti Socialiste pendant 2 ans auprès de François Hollande et c’est la raison pour laquelle je sais qu’il connaît notre pays, sa diversité, celle des territoires, celle de ceux qui y vivent. Il connaît aussi son unité, sa capacité à dialoguer, à se respecter, à se comprendre.

Nous avons besoin plus que jamais d’un pays en mouvement et en confiance. Nous avons plus que jamais besoin de François Hollande pour le rassembler.