09/11/2013

Logement : la droite parisienne n’est plus à une contradiction près

La députée de Longjumeau vient de découvrir la crise du logement et a même tenu une conférence de presse pour l’annoncer. Pour Paris, elle fait des propositions dont plusieurs ont été mises en œuvre par Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo. Une fois encore, elle montre sa méconnaissance des dossiers parisiens qui méritent d’être traités avec sérieux et rigueur.

Elle propose ainsi de construire sur les parcelles de la SNCF. Grande idée ! Heureusement, nous ne l’avons pas attendue, pour bâtir, par exemple, plus de 3.400 logements sur les terrains de Clichy- Batignolles (17e), plus de 7.500 à Paris Rive Gauche (13e), ou encore sur les terrains de Chapelle Internationale (18e) et à Charolais (12e). Par ailleurs, dans le 16e, sur les terrains ferroviaires de la gare d’Auteuil, les programmes de logements sociaux sont bloqués depuis des années par la droite parisienne.

Ces beaux projets ont été menés malgré l’opposition farouche de ses amis de l’UMP. Car depuis 12 ans, la droite parisienne n’a jamais eu de mots assez durs pour nous caricaturer, que ce soit à travers des pétitions ou des discours incendiaires à la tribune du Conseil de Paris.

Ce sont pourtant les mêmes qui applaudissent aujourd’hui à deux mains les propositions de leur porte-étendard, alors qu’elle ne fait que reprendre ce qu’ils dénigraient hier. Il n’y aura donc aucune limite à l’amnésie et aux contradictions dans la campagne que mène la droite parisienne que ce soit sur les berges de la Seine, les rythmes éducatifs et aujourd’hui le logement.

Quant à la candidate parachutée, sa découverte tardive de la crise du logement ne fera pas oublier qu’elle a été ministre d’un gouvernement qui a aggravé la situation. En cinq ans, la droite a poussé les prix à la hausse avec le dispositif Scellier, asséché les ressources du logement social et dilapidé des milliards pour aider les plus aisés à se constituer un patrimoine immobilier. Aujourd’hui encore, elle refuse les solutions de bon sens apportées par la gauche telles que la garantie universelle et l’encadrement des loyers.

Peu d’idées nouvelles, peu de cohérence et peu de lucidité sur les vrais enjeux de la capitale, ce n’est pas comme cela que Mme Kosciusko-Morizet va améliorer le quotidien des Parisiens.