03/13/2012

LA DROITE EN RECHERCHE PERPÉTUELLE DE BOUCS ÉMISSAIRES

Le Président-candidat n’a toujours pas de propositions nouvelles à faire aux français. Par contre, il continue à exceller dans la recherche de boucs émissaires. En menaçant de sortir la France des accords de Schengen, il a même réussi à en cibler deux dans la même phrase : l’Europe et les immigrés.

La campagne de Nicolas Sarkozy est assez surprenante. D’un Président sortant, on pourrait attendre un bilan. D’un homme qui se vante tant de son expérience, on pourrait attendre qu’il l’utilise pour dessiner un projet pour la France. Mais il n’en est rien. Il sait que ces cinq dernières années n’ont été qu’une succession de promesses non tenues et d’échecs en tous genres. Son exercice du pouvoir a ruiné sa crédibilité, et donc la confiance que les français peuvent accorder à ses promesses.

Alors il préfère montrer du doigt, cliver et désigner des responsables présumés de toutes les difficultés du pays. Il choisi de diviser le pays en légitimant les théories du Front National, plutôt que de les combattre. Mais s’éloigner des idéaux républicains ne lui suffit plus. Aujourd’hui, à travers cette nouvelle attaque contre l’immigration, c’est l’idée même d’Europe qu’il remet en cause.

Il n’est d’ailleurs plus à une incohérence prêt. Depuis des semaines, il explique que François Hollande ne pourra pas renégocier dans le sens de la croissance et de l’emploi un traité qui n’est pas encore ratifier. Lui, par contre, pourrait imposer autoritairement à tous nos partenaires de revenir sur trois traités en vigueur depuis plus de 10 ans ?

Le grand meeting de Villepinte, qui devait tout changer, l’a finalement montré tel qu’il est : à bout de souffle, sans idée, sans ambition pour le pays, mais prêt à tous les abus pour garder le pouvoir. Il est temps que la France se dote d’un Président qui se consacre pleinement à régler les problèmes des français plutôt qu’à rejeter en permanence la faute sur les autres.