03/15/2016

Les progrès concrets de l’égalité entre les femmes et les hommes en dehors du 8 mars 

Capture d’écran 2016-03-15 à 18.50.09Le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes ne se résume pas aux discours prononcés chaque année le 8 mars. C’est un travail de longue haleine et notre majorité s’y attèle sans discontinuer depuis 2012. Les résultats sont tangibles et la France vient d’ailleurs de se placer au 15ème rang dans le rapport annuel du Forum Economique Mondial sur les inégalités femme-homme. Penser que nous n’étions qu’à la 57ème place en 2012 permet de mesurer les progrès accomplis.

Bâtir une société où les individus sont et se sentent égaux se construit dès le plus jeune âge. C’est pourquoi nous avons fait de l’égalité entre les filles et les garçons une des missions de l’école. Après avoir expérimenté des outils pédagogiques novateurs à travers les « ABCD de l’égalité », nous les avons étendus à l’ensemble des classes. Nous incitons aussi les jeunes filles à sortir des stéréotypes pour s’orienter vers des formations et des carrières où elles sont trop peu présentes aujourd’hui, comme les cursus scientifiques.

Nous avons augmenté les prestations familiales à destination des mères isolées et des familles nombreuses modestes. Une nouvelle revalorisation exceptionnelle arrivera le 1er avril 2016, ce qui représentera au total une hausse de pouvoir d’achat de plus de 800 € par an et par enfant.

Depuis 2014 nous expérimentons dans 20 départements une garantie des pensions alimentaires de 100 € par mois et par enfant. Elle a prouvé son efficacité en bénéficiant à plus de 3.000 familles et sera généralisée à l’ensemble du territoire au 1er avril 2016.

Au moment du départ à la retraite, les femmes subissent les conséquences d’être davantage concernées par les temps partiels durant leur carrière, elles ont ainsi plus de difficultés à valider leurs trimestres. Nous avons pris plusieurs mesures pour améliorer cette situation. D’une part, le montant minimum de la retraite, qui est touché à 70% par des femmes, a été augmenté. D’autre part, nous avons abaissé le nombre d’heures de travail nécessaires pour valider un trimestre et mieux pris en compte les congés maternité.

Concernant l’accès à l’avortement, trois priorités ont été définies : améliorer l’information des femmes sur leurs droits, simplifier et améliorer le parcours des femmes et garantir une offre diversifiée sur tout le territoire. Si l’acte de l’IVG en lui-même est remboursé à 100% depuis 2013, une dernière étape vient juste d’être franchie avec le remboursement à 100% de tout le parcours IVG, y compris les consultations et examens complémentaires. Nous avons également supprimé le délai minimal de réflexion et renforcé l’offre de proximité.

Ce ne sont là des mesures nécessaires aux femmes que nous avons décidées, votées, financées et mises en œuvre depuis 4 ans. Cependant, il reste un domaine où la France est en retard, celui de l’égalité salariale pour un travail similaire. Notre pays n’est classé qu’à la 132e place mondial sur ce critère. Preuve que dans ce domaine comme dans d’autres, les promesses du Medef n’engagent que ceux qui les écoutent.