07/23/2010

LES 2 ROUES À PARIS : INTERVIEW D’ANNICK LEPETIT DANS LE PARISIEN

« Nous allons créer 18000 nouvelles places de parking »

ANNICK LEPETIT adjointe au maire de Paris chargée des transports

Propos recueillis par J.S. | 22.07.2010, 07h00

Egalement députée de Paris, Annick Lepetit constate que la composition du trafic dans la capitale s’est transformée et que la Ville s’adapte à la nouvelle donne en matière de stationnement.

Les utilisateurs de deux-roues se plaignent de prendre des amendes, alors qu’ils manquent de places pour se garer. Vous les comprenez?
ANNICK LEPETIT.
Il faut que la préfecture de police verbalise avec discernement.

Un conducteur qui se gare sur le trottoir alors qu’il y a un parking pour deux-roues à quelques mètres mérite une amende. Mais, dans la mesure où nous devons réaliser davantage de places, il faut également faire preuve d’une certaine tolérance, sinon cela va devenir impossible pour les deux-roues! Comment résoudre le casse-tête du stationnement?
Il y a aujourd’hui 36000 places accessibles aux deux-roues. Nous allons en créer 18000 nouvelles d’ici à 2014 : 10000 sur la chaussée, 2600 dans les parkings souterrains, mais aussi 5400 sur les trottoirs très larges où nous allons proposer un aménagement spécifique pour clarifier la situation et ne pas nuire au cheminement et à la sécurité des piétons.

Cela va encore enlever des places pour les voitures…
La composition du trafic a évolué depuis 2001 et nous adaptons simplement notre offre de stationnement aux besoins de tous les usagers. C’est vrai, 2500 places dédiées jusqu’ici aux voitures vont être transformées pour les deux-roues motorisés. Mais nous allons aussi privilégier d’autres formes de parkings. Par exemple, les pompiers imposent des normes d’accès qui entraînent la suppression de places pour les voitures. J’ai proposé qu’elles soient transformées en places pour les deux-roues.

Pourra-t-on voir un jour des deux-roues circuler dans les voies de bus, comme le réclament les associations?
Nous n’y sommes pas favorables. La différence de vitesse entre les vélos et les bus, d’un côté, et les deux-roues motorisés de l’autre rendrait difficile la cohabitation entre ces modes de déplacement.

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