04/25/2013

L’EQUILIBRE DU REDRESSEMENT

Le programme de stabilité budgétaire que nous avons voté cette semaine à l’Assemblée nationale fait partie du contrat de mandature qu’a signé la majorité.

 

Il porte 3 grands marqueurs du quinquennat : le désendettement, le refus de l’austérité, la réorientation de l’Europe.

 

  • 1/ Le désendettement, c’est une question de souveraineté nationale. On n’est pas libre de ses choix quand on est tributaires de ses créanciers.  Ce désendettement se fera comme nous l’avons souhaité par la réduction des dépenses de l’Etat et des collectivités, non par une hausse globale des prélèvements, en dehors de la réforme des taux de TVA annoncée par le président de la République.

 

  • 2/ Le refus de l’austérité : toutes nos grandes priorités, l’investissement productif, l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation, la justice et la sécurité seront préservées. Cet équilibre est vital. La France et l’Europe ont un besoin urgent de croissance sans laquelle les politiques de réduction des déficits ne fonctionnent pas. On le voit en Espagne, en Grèce, en Irlande, au Portugal où malgré des efforts considérables d’ajustement, la situation économique et financière ne parvient pas à se rétablir.

L’austérité c’est :
– une hausse de TVA de 10 points en Grèce
– la fermeture d’un ¼ des lits d’hôpitaux en Espagne
– la baisse de 27% du traitement des fonctionnaires au Portugal
– la baisse du salaire minimum de 11,6% en Espagne.

En France, l’austérité est demandée par Monsieur Fillon lorsqu’il prône 39h de travail pour 35h payées!

Ce n’est pas la politique du Président de la République et du gouvernement. Notre politique c’est :
– le pacte de compétitivité  financé
– les dispositifs de retour à l’emploi  financés
– les mesures sociales (retraites, prime de rentrée scolaire, mutuelle pour tous, élargissement des tarifs sociaux de l’énergie) financées.

La France opère son redressement par les réformes structurelles, les économies et l’investissement, non par l’écrasement des salaires et la hausse des prélèvements.  Et cet effort  est reconnu tant par nos partenaires que par les investisseurs qui prêtent à la France a des taux qui n’ont jamais été aussi bas.

  • 3/ C’est parce que nous tenons nos engagements que nous sommes aujourd’hui en mesure d’exiger de l’Allemagne et de l’Europe une réorientation de ses choix en direction de l’investissement et la croissance. Et nous ne sommes plus seuls. Nous avons aujourd’hui le soutien des peuples, des européens convaincus mais aussi du G 20 qui vient de demander à l’Europe une nouvelle politique.

Cette politique est celle que nous avons scellée avec les Français l’an dernier et il n’est pas question d’en changer parce que cela reviendrait à mettre par terre tout l’équilibre du redressement que nous avons engagé. C’est vrai que c’est difficile et que cela demande du temps pour produire des résultats. Mais la réussite ne viendra que d’un effort collectif, solidaire et justement partagé.