10/05/2012

LE PREMIER BUDGET POUR REDRESSER LA FRANCE

Le premier budget du quinquennat est un budget de gauche : juste, efficace et sérieux. Il constitue la meilleure réponse pour faire face à la situation économique dramatique du pays : 1.800 milliards de dettes, dont 600 rien que sur le gouvernement Fillon, un déficit qui explose, une croissance faible, le chômage qui touche plus de 3 millions de personnes… Voilà le véritable héritage que nous a laissé la droite après 10 ans de pouvoir et une crise qu’elle n’a pas su appréhendé.

 

Les efforts que nous devons tous faire pour redresser le pays ne peuvent être équitables que s’ils sont justement répartis. C’est le principe même de la réforme fiscale que François Hollande a promis et que nous mettons en œuvre.
Sur les 10 milliards de recette supplémentaires demandés aux ménages, le plus gros de l’effort est ainsi demandé avant tout aux 10% des français les plus riches, ceux qui ont le plus profité des baisses d’impôts depuis 10 ans. Ainsi pour la première fois dans notre histoire, les revenus du capital auront la même fiscalité que ceux issus du travail. Il n’était pas normal que, sous le gouvernement précédent, un ménage gagnant 3.000€ par mois de par son travail soit deux fois plus imposé qu’un ménage en gagnant 3 millions grâce à ses stock-options. Cette inégalité est désormais corrigée.
Les 10 milliards demandés aux entreprises pèsent avant tout sur celles qui dégagent des profits que sur les celles qui créent des emplois et innovent. Les niches fiscales nombreuses et inutiles qui ne profitaient qu’aux grands groupes sont ainsi fortement limitées, alors que le taux d’imposition des PME-PMI diminue. La fiscalité permet aussi d’inciter les entreprises à avoir des comportements utiles pour la société : celles qui investissent paieront moins d’impôts, celle qui préfèrent distribuer plus de dividendes à leurs actionnaires en paieront plus.
Les 10 milliards d’économies sur les dépenses publiques sont un effort sans précédent, mais proportionné afin ne pas casser la croissance. Les dépenses les moins efficaces sont ciblées et les postes de fonctionnaires sont supprimés là où ils impactent le moins les services publiques.
Car malgré ces économies nécessaires, ce budget 2013 met aussi en place une politique volontaire axée sur l’emploi et la jeunesse. Il permet le financement de 100.000 emplois d’avenir et la construction de 150.000 logements sociaux. Les ministères prioritaires seront soutenus avec 40.000 recrutements dans l’Education nationale et plusieurs milliers de nouveaux postes pour la sécurité, la justice et Pôle emploi.
Alors que les autres gouvernements européens appliquent une rigueur aveugle, en baissant les salaires des fonctionnaires, les pensions des retraités et la protection sociale, nous prouvons que le redressement des finances du pays peut se faire dans la justice et sans perdre de vue l’objectif principal qu’est l’emploi.