04/27/2009

LE GOUVERNEMENT JOUE LA CRISE

universite.jpgUne partie importante des universités est toujours en situation de blocage après 12 semaines d’un conflit témoin d’un malaise inédit depuis plusieurs décennies.
En annonçant que les dates d’examens seraient « retardées de quelques mois » après la tenue de « cours de rattrapage », le Premier ministre François Fillon confirme que le gouvernement ne souhaite toujours pas trouver une issue au conflit.
Cette annonce révèle la mauvaise politique du gouvernement sur la question de l’autonomie des universités : les dates d’examen sont légalement décidées par les établissements.
Ainsi, suivant les établissements, six à sept semaines de cours peuvent être encore dispensées, permettant l’organisation de sessions d’examens quasi normales.
Rien ne serait pire pour les futurs diplômés que l’organisation de sessions spéciales, de fait dévaluées, alors qu’en avril 2009 seulement 38% des jeunes diplômés avaient un travail, contre 60% en avril 2008.
Conclusion, nous pouvons constater qu’aucune réponse satisfaisante n’a été obtenue sur le financement des universités. On reste toujours sur cette idée de prime à la performance. Pas d’avancée non plus sur la précarité des étudiants.
Le gouvernement doit rapidement faire preuve de responsabilité et de compétence en entamant une vraie concertation avec les organisations syndicales pour une autre politique de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, respectueuse des principes d’indépendance et de dynamisme essentiels pour  l’avenir de notre société.