12/08/2009

LE GOUVERNEMENT FACHE AVEC L’HISTOIRE

En proposant de supprimer les cours d’histoire et de géographie en Terminale S, le gouvernement montre la conception « marchande » qu’il a de l’enseignement a l’école.
Le lycée est, et doit rester, le lieu de l’enseignement général, capable d’offrir aux futurs citoyens les clés pour comprendre, analyser et mettre en perspective le monde dans lequel ils vivent. L’histoire et la géographie font partie de ces matières qui forgent la culture générale et l’esprit critique des individus.

Le problème ici est que ce gouvernement ne résonne pas en terme de « citoyens éclairés», mais de « futurs salariés spécialisés ». Dans un monde où la capacité à s’adapter et à comprendre les informations est primordiale, c’est une vision d’un autre âge. Cette conception utilitariste de l’enseignement conduira les élèves des filières scientifiques à se spécialiser sur les sciences dures dès le lycée, alors qu’ils pourront le faire dans l’enseignement supérieur. Ils auront par contre plus de mal à aborder d’autres disciplines que l’on ne découvre qu’après le bac, comme le droit ou la psychologie.
Cette vision idéologique s’appuie également sur une vision comptable du service public. Des heures d’enseignement supprimées, ce sont des postes de professeurs en moins. Et c’est une fois de plus notre jeunesse, notre avenir, qui paie pour la volonté tenace de la droite de supprimer a terme le service public.
Cette mesure est déjà remise en cause par beaucoup de professionnels et de nombreux responsables politiques. Seule la mobilisation de tous obligera le gouvernement à revoir sa copie.