11/15/2012

« LE DECLIN N’EST PAS NOTRE DESTIN »

Comme il s’y était engagé durant la campagne, le président François Hollande a tenu, six mois après son entrée en fonction, la première conférence de presse de son quinquennat.

 

Devant 400 journalistes de la presse française et internationale, il a débuté par un discours d’une quarantaine de minutes dans lequel il est revenu sur le premier semestre du gouvernement, faisant preuve de pédagogie pour expliquer les réformes engagées par l’exécutif, montrant toute la cohérence de son action à la tête de l’Etat.


Le sens de son action, c’est le redressement de la France dont la situation s’est considérablement dégradée au cours des dix dernières années. Le constat, a dit François Hollande, sans qu’il soit «utile de revenir sur les responsabilités du passé», est «implacable». Redresser le pays n’est pas chose aisée, il le sait, il l’a dit. Réussir nécessite de faire preuve de courage, de cohérence, de justice.

Sur le plan national, il a tracé la ligne directrice de sa politique : « désendettement du pays» et «compétitivité de l’économie». C’est le sens de la loi de programmation budgétaire pour la période 2013-2015, du budget 2013, et du Pacte nationale pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Redonner sa souveraineté financière au pays et inscrire la France dans le «changement du monde» que nous vivons : telles sont les deux jambes sur lesquelles reposent l’action du Président de la République.

Sur le plan européen, François Hollande a évoqué la «réorientation de l’Europe», sans laquelle le rétablissement de la France ne donnera pas toute sa mesure. Son choix est celui d’une Europe recherchant la croissance économique, grâce au pacte de croissance qu’il a réussi à faire adopter à nos partenaires. Il l’a rappelé, tout est lié : «une France affaiblie, c’est une Europe impuissante». Une Europe impuissante, c’est une union qui pèse trop peu dans un monde qui se transforme sous nos yeux.

Désendettement, compétitivité, stratégie de croissance européenne pour sortir la zone euro de la crise : la stratégie cohérente de François Hollande pour redresser la France et faire baisser le chômage dessine 3 axes intimement liés. Cette exigence d’efficacité économique va de pair avec la recherche constante de justice sociale : demander une contribution aux plus aisés, limiter les prélèvements pour les plus modestes, revenir sur des mesures injustes comme certaines niches fiscales ou la réforme de l’ISF, instaurer des tranches de l’impôt sur le revenu à 45 % et 75%, au delà d’un million d’euros de revenus annuel. La justice n’est pas  une option, pas davantage une condition. Elle est une impérieuse nécessité.

Le Président l’a affirmé : réussir requiert le rassemblement des français. Quelque soit les différences qui nous séparent, l’essentiel nous réunis : l’appartenance à la nation française, nos valeurs communes, l’envie et le besoin de vivre dans un pays qui réussit, qui avance, qui protège. Nous ne sommes pas citoyens d’un pays comme les autres : nous sommes la France et «le déclin n’est pas notre destin».