11/16/2012

TRANSPORTS EN ILE DE FRANCE : L’ASSEMBLEE VOTE DES MOYENS SUPPLEMENTAIRES

Un amendement, enfin voté par l’Assemblée nationale, va améliorer concrètement les transports en Ile de France. Il s’agit d’une augmentation de la contribution des entreprises au financement des transports publics, qui n’avaient pas été revalorisée depuis 2004. Ainsi, le taux du « versement entreprise » augmente de 0.1%.

 

Dans les faits, ce sont 175 M€ supplémentaires tous les ans qui vont permettre d’améliorer les RER, les métros et les bus de la région. Depuis sa décentralisation, en 2006, le budget du Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF) est alimenté par la Région, les huit départements, particulièrement celui de Paris, les entreprises et les usagers. Pour faire évoluer la participation des entreprises, il faut passer par la voie législative.

 

Mais la majorité précédente refusait l’augmentation de ces dernières au prétexte que les entreprises avaient déjà trop de taxes. Pourtant le rapporteur général du budget, le député UMP Gilles Carrez, avait démontré que si nous voulions davantage de transports en commun et qui fonctionnent mieux, il fallait que chacun fasse des efforts. J’ai eu moi même mainte fois l’occasion d’expliquer a la tribune de l’Assemblée comme au Conseil du STIF que seuls les usagers et les collectivités locales ne suffisaient pas et que la justice était bien que chacun contribue. Cela fait donc 3 ans qu’avec des députés socialistes franciliens, nous déposons cet amendement à chaque texte budgétaire, et 3 ans que la droite le rejetait.

Il fallait trouver un équilibre subtil pour que l’impôt soit efficace, sans entraver l’activité des entreprises. Mais en Ile de France, cela fait bien longtemps que ce sont surtout les défaillances des transports publics qui pèsent sur leur activité, en mettant en retard leurs salariés. Les entreprises ont, elles aussi, tout à gagner à voir leurs employés arriver à l’heure, sans être épuisés par des heures de transport effectués dans de mauvaises conditions. Il est donc normal que celles-ci participent à l’effort collectif avec une augmentation modérée de leur contribution.

Alors que, dans la majorité, la droite a refusé cette évolution à chaque fois qu’on lui a proposé, c’est une fois dans l’opposition qu’elle a fini par comprendre nos arguments. C’est donc grâce à la compréhension du gouvernement que, dans une unanimité rare pour notre parlement, cet amendement socialiste a été adopté.

Preuve s’il en fallait que, dans le domaine des transports aussi, le changement c’est maintenant.