12/12/2008

LA PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE DANS LE COLLIMATEUR DU GOUVERNEMENT

Les conclusions de la commission Varinard sont conformes à la commande politique de la Garde des Sceaux.
Nos pires hypothèses se confirment : premier acte de délinquance géré par les Maires et les conseils locaux de sécurité, incarcération possible dès 12 ans, garde à vue et contrôle judiciaire dés cet age, retenue de 6 heures possible avant douze ans, création d’une mesure de sanction éducative permettant l’incarcération de week-end, création d’un tribunal correctionnel proche de celui des majeurs pour les 16-18 ans récidivistes, suppression des mesures éducatives au pénal et généralisation des obligations probatoires, accélération des investigations et des procédures pénales.

Si ces préconisations étaient retenues par le gouvernement elles conduiraient à une inversion d’approche de l’enfance et nous renverrais à la société de l’ancien régime où la notion même d’enfance et d’éducation n’était pas concevable !

Afin de protester contre le démantèlement du service de Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) qui vont aggraver encore certaines exhortations, je réaffirme mon attachement à la primauté de l’éducatif sur le répressif concernant la justice des mineurs et je dénonce le manque de moyens affectés à la PJJ pour accomplir ses missions.