05/25/2011

LA PRIME SARKOZY FOND À VUE D’OEIL

Entre les promesses non tenues et les cadeaux fiscaux aux entreprises, la prime annoncée par Nicolas Sarkozy est un bel exemple de la manière dont il gère le pays. Au départ, il s’agissait d’une prime obligatoire de 1 000 € versée à tous les employés des entreprises de plus de 50 salariés.

Au final, seules les sociétés ayant versé plus de dividendes en 2011 que lors des deux dernières années seront concernées. Les 1 000 € ne sont plus un montant fixe, mais un plafond puisque la valeur de la prime dépendra des négociations dans chaque entreprise. Au passage, ce qui est obligatoire c’est de commencer des négociations, pas de les finir, ce qui fait de cette prime une possibilité, pas une certitude. Enfin, tout cela se fait évidement en aggravant la dette publique puisqu’une nouvelle niche fiscale est créée à cette occasion pour les entreprises.

On l’aura compris, le résultat concret sera une fois encore très éloigné des annonces. Sur les 8 millions de salariés sensés être concernés, seuls quelques milliers toucheront réellement un chèque. Et rien ne garanti que celui-ci soit très élevé…

Loin de ces promesses sans lendemain, les socialistes font des propositions claires, réalistes et justes pour obtenir une meilleure répartition de la richesse créée.

Nous organiserons ainsi chaque année une conférence où l’Etat s’impliquera pour définir, avec les syndicats et les entreprises, les évolutions salariales. Nous augmenterons le SMIC qui est touché par les 10 % des salariés les plus pauvres et, bien souvent, les plus précaires. Nous mettrons en place des modulations de cotisations sociales pour les entreprises qui concluent des accords salariaux. Nous limiterons les écarts de rémunérations de 1 à 20 dans les entreprises dont l’Etat possède une part et encadrerons les rémunérations abusives. Les salariés seront représentés dans les conseils d’administration, les conseils de surveillance et les comités de rémunérations. L’impôt sur les sociétés sera augmenté pour celles qui reversent la plus grande partie de leurs bénéfices aux actionnaires.

Voilà des propositions précises pour une répartitions plus juste de la richesse.C’est aussi cela la différence entre la gauche et la droite.