10/21/2008

LA PETITE HISTOIRE DU CHEQUE TRANSPORT…

Il y a déjà plus de trois ans, Dominique de Villepin était à Matignon et il promettait un chèque transport à tous les salariés obligés de prendre leur véhicule individuel ou d’utiliser, lorsqu’ils existent, les transports en commun, pour se rendre à leur travail…
Une loi fut même votée pour mettre en œuvre ce dispositif. Elle resta lettre morte, et pas un chèque transport sur la base du volontariat ne fut émis par la moindre entreprise française.
On nous disait que c’était trop compliqué à appliquer. Alors, avec la hausse du prix du pétrole tout au long de cette année, les syndicats ont repris leur pression. Résultat, François Fillon, à la fin du printemps, pendant que le baril du pétrole dépassait les 100 dollars, fit une nouvelle annonce sur France 2. Il promit que si aucune négociation n’avait débouché entre les partenaires sociaux au début de l’automne, il y aurait une nouvelle loi.
Madame Parisot, la chef des chefs ne voulait pas en entendre parler. François Fillon et Nicolas Sarkozy, n’écoutant que leur courage à affronter le patronat, choisirent donc de repasser par la loi de finances pour 2009, et d’introduire un chèque transport sur la base du volontariat.
Sauf que… le 21 octobre au matin, à la commission des affaires sociales de l’Assemblée, la disposition disparue au prétexte que le prix du pétrole ayant diminué, il n’y avait plus matière ! Et l’après midi, le Premier ministre nous expliquait que la mesure serait maintenue !
Cette petite histoire illustre ce qu’est la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy. Il promet comme il parle, change constamment de point de vue, au fur et à mesure du temps, des circonstances, des pressions qui s’exercent, des avantages qu’il peut en tirer.