07/18/2016

La minute de silence 

Trois jours de deuil national en hommage aux victimes assassinées sur « la prom », la promenade des Anglais à Nice. Alors qu’elles venaient d’admirer le feu d’artifice du 14 juillet, ces 84 personnes dont 10 enfants et adolescents, ont trouvé la mort. Beaucoup d’autres ont été grièvement blessées, certaines luttent encore pour la vie. Respectons les.

Aujourd’hui, c’est tout le pays qui s’est rassemblé pour une minute de silence. Faisons que ce silence soit plus fort que le bruit de ceux qui, à peine quelques heures après le massacre, ont vomi leurs paroles irresponsables dans leur quête aveugle de trouver un coupable. Oui, je comprends la colère infinie des familles qui jamais ne pourront se consoler de cette immense douleur et qui demandent réparation. Mais je condamne totalement les soi-disant « responsables » politiques qui ont préféré exposer leur indécence plutôt que de respecter la stupéfaction et l’émotion nationale face à l’horreur. Non, les campagnes électorales n’autorisent pas tout et certainement pas les propos indignes de ces messieurs du parti Les Républicains, candidats à la primaire, rivalisant entre l’à peu près et le n’importe quoi.

Heureusement, les témoignages de solidarité venus du monde entier ont apporté un peu de réconfort. Entendre ces messages de soutien arrivant de tous les pays, dont beaucoup d’entre eux subissent depuis longtemps les ravages des attentats, devraient nous rappeler que c’est seulement unis que nous saurons mieux combattre ces terroristes.

Qui peut prétendre objectivement qu’un autre à la tête de l’Etat aurait empêché cet attentat d’être perpétré ?