12/18/2011

LA MAUVAISE NOTE

Le changement de discours du chef de l’Etat et du gouvernement a été rapide. Il y a un mois à peine, tous les ministres se succédaient  pour nous expliquer que la perte par la France de sa note AAA serait catastrophique, mais que, heureusement, la politique qu’ils mettaient en place allait nous en protéger. Aujourd’hui, les mêmes nous expliquent que cette dégradation, qui se rapproche de plus en plus, ne serait finalement pas si grave… Que nous diront-ils le mois prochain ?

La politique de rigueur a été mise en place dans le but affiché de sauver la note française. Après deux plans de rigueur, l’augmentation de la TVA, la création de taxes sur la santé, la hausse de l’impôt sur le revenu, la suppression de dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, le constat est encore plus dur et signe l’échec total de la politique menée par Nicolas Sarkozy. L’annonce par François Fillon d’un troisième plan de rigueur montre à quel point il n’y a plus aucune boussole à la tête de l’Etat. Comme l’a expliqué François Hollande il y a déjà plusieurs semaines, sous les injures de l’UMP, la France emprunte déjà à des taux deux fois supérieurs que l’Allemagne, comme si dans les faits, nous n’avions plus le triple A. Le gouvernement ne marche que sur une seule jambe. Il diminue les dépenses publiques et augmente les impôts, ce qui a pour effet de limiter la consommation et les investissements. Cela affaibli la croissance, ce qui crée du chômage et donc affecte à nouveau la demande et entretient au final le cercle vicieux de la récession. Cette logique libérale est partagée par les autres gouvernements de droite en Europe. Ils infligent ainsi au continent des plans de rigueur qui aggravent la crise au lieu de la résoudre. C’est pour cette raison que le dernier accord européen, comme tous les autres accords « de la dernière chance » conclus depuis six mois, ne réglera rien.

En 5 ans, le bilan de Nicolas Sarkozy et de François Fillon c’est 0 % de croissance en moyenne, 500 Md€ de dette, 1 million de chômeurs, 75 Md€ de cadeaux fiscaux offerts aux plus riches et 24 taxes supplémentaires pour tous les autres.

La France a besoin de croissance, de dynamisme économique, d’emplois, de justice et de solidarité nationale.

Le temps est venu de changer de politique.