03/01/2013

LA FRANCE RESISTE

L’engagement du déficit à 3% était un engagement prit devant les français par François Hollande et nous l’assumons.
Nous avions fixé 3% car les déficits sont la menace la plus forte qui pèse sur la politique sociale et économique de notre pays. Alors, on ne décroche pas mais on s’accroche, on résiste, on continue le combat !

 La politique de redressement financier n’a pas changé. Elle est simplement freiné par la stagnation de la croissance qui affecte toute l’Europe (- 0,3% en France, – 0,6% en Allemagne, – 0,7% en Espagne). L’honnêteté du Premier Ministre est d’en prendre acte sans aucunement ne relâcher l’effort de désendettement dont le rapport de la Cour des comptes à reconnu le caractère sans précédent. Les réformes structurelles engagées depuis 9 mois, tant en matière de réduction des déficits qu’en matière de compétitivité de notre économie, montre la volonté du gouvernement de tenir ses engagements vis a vis des français comme vis à vis de nos partenaires européens.

Cette politique de désendettement n’est pas contradictoire mais complémentaire avec la politique d’investissement et de compétitivité que suit le gouvernement. Tous les programmes prioritaires fixés par le Président de la République seront préservés : l’emploi, l’industrie, l’éducation, la recherche, le logement…
La réduction des dépenses proviendra de trois sources : les réformes structurelles qui doivent permettre de rétablir la justice et l’équilibre de nos systèmes de protection sociale (santé,retraites,familles) ; le nouveau pacte entre l’Etat et les collectivités qui doit déclencher davantage de décentralisation et mettre fin au doublons et aux gaspillages ; enfin la modernisation de l’action publique qui s’attaquera aux dépenses improductives (comme certaines aides aux entreprises).

La seule chose que va censurer l’UMP, c’est sa poltronnerie !

C’est l’honneur de la gauche de réaliser ce travail énorme de remise en ordre de notre économie que la droite n’a jamais entrepris. Comment l’UMP ose-t-elle déposer une motion de censure quand elle a fait exploser les déficits, surendetté la France de 600 milliards, plombé le déficit commercial (70 Mds/an), poussé tous les problèmes  sous le tapis et  conduit la croissance à zéro. Chaque jour, l’UMP nous somme de réduire les dépenses. Et quand on s’y attaque, elle clame « touche pas à mes allocations familiales, touche pas à mes clientèles, touche pas aux injustices ! »

La politique de rétablissement économique et financier est nécessaire :

 

  • Parce c’est un choix de souveraineté : se libérer de la tutelle des marchés financiers et décider par nous-mêmes des politiques à mener.
  • Parce que c’est un choix de justice : les grandes victimes des déficits depuis 10 ans ont été les classes populaires et les classes moyennes qui ont été les seules appelées à boucher les trous.

Avec ce gouvernement, tout le monde contribue à l’effort de redressement à hauteur de ses moyens.

Sans le levier européen, personne ne sortira du marasme

Mais en retour l’Europe doit arrêter de se mettre un boulet au pied. L’austérité généralisée n’a fait que casser la croissance et entraver les efforts considérables des Etats pour sortir de la spirale des déficits et de la dette. Il faut que les décisions prises il y a 9 mois pour la croissance et l’emploi se concrétisent rapidement.