05/10/2005

LA DROITE REFUSE DE LUTTER CONTRE LES VENTES À LA DÉCOUPE

Mardi 10 mai, à l’Assemblée nationale, la droite a refusé d’examiner la proposition de loi des députés socialistes visant à lutter contre les ventes à la découpe.

Pratiquées principalement par des marchands de biens, les ventes à la découpe consistent à revendre appartement par appartement, à des prix souvent exorbitants pour les locataires, des immeubles achetés en bloc. Cette spéculation immobilière touche plusieurs villes et notamment Paris où des milliers de locataires sont chassés de chez eux car ils n’ont pas les moyens d’acheter leur logement.

Alerté depuis des mois par les associations de locataires, par des élus locaux comme le Maire de Paris et par les députés socialistes, le gouvernement reste pourtant inactif.

Face à l’urgence de la situation, les députés socialistes ont élaboré une proposition de loi pour mieux informer et protéger les locataires, pour réglementer l’activité des marchands de biens et pour accroître le rôle des maires.

Annick Lepetit, en tant que responsable du groupe socialiste pour ce texte, est intervenue à la tribune de l’Assemblée nationale pour la présenter.

Tous les députés de droite présents ont voté contre ce texte. Parmi eux il y avaient des députés parisiens à l’instar de Françoise de Panafieu, Bernard Debré et Claude Goasguen. Ceux-ci ont une nouvelle fois démontré qu’il y a un fossé entre leurs paroles et leurs actes.

Retrouvez l’intégralité du débat sur le site de l’Assemblée nationale.