Cet été, Nicolas Sarkozy a fait adopter par toute sa majorité ce que l’on appelle « le paquet fiscal », c’est-à-dire des cadeaux fiscaux en faveur d’une poignée de privilégiés. Le coût est estimé à 15 milliards d’euros par an.
Aujourd’hui, il est bien obligé de trouver l’argent pour le financer, les caisses étant vides, la croissance se faisant toujours attendre.
Il a décidé que les malades paieront ! Ainsi, dès janvier 2008, si nous sommes malades nous devrons nous acquitter d’une franchise médicale non remboursée. Concrètement, nous donnerons en plus 50 centimes d’euros par boite de médicaments et par acte paramédical, 2 euros en plus par transport sanitaire. Si les enfants, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la CMU sont exonérés, tous les autres devront payer la même somme quels que soient leurs revenus ! Les patients atteints de maladie grave telle que le sida, le cancer ou la sclérose en plaques ne sont pas non plus épargnés.
Cette taxe sur les malades s’ajoute à toutes celles que la droite a déjà mises en place depuis 2002 : la franchise non remboursée de 1 euro par consultation et celle de 18 euros sur les actes lourds, l’augmentation du forfait hospitalier atteignant désormais 16 euros, les nombreux déremboursements de médicaments…..
Bref, plus on est malade, plus on paie. Ce système pénalise les malades qui ne sont ni responsables de leur maladie ni responsables des soins qui leur sont prescrits. Pire, il risque d’empêcher nombre d’entre nous de se soigner. Il brise la solidarité entre les bien portants et les malades.
En outre, rien ne nous garantit que ces franchises n’augmenteront pas !
Aussi les députés de l’opposition ont demandé la suppression de ce dispositif. La majorité a refusé.
Les présidents des caisses primaires d’assurance maladie de 6 départements sur 8 en Ile-de-france ont condamné l’instauration de ces franchises « qui mettent en cause le droit à la santé et à l’accès aux soins pour tous. »
Le principe fondateur de la sécurité sociale, « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », est aujourd’hui bel et bien révolu.