03/03/2010

La droite décomplexée assume son mépris pour les mal logés

 

aides-logement.jpgComme chaque année, le 15 mars signifiera la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives. A partir de cette date, la force publique sera de nouveau utilisée pour mettre à la rue des familles entières.

Alors que la crise du logement n’a jamais été aussi intense, ces ménages viendrons allonger la liste des personnes qui relèveront ensuite du droit au logement opposable. L’Etat se met donc, de lui même, dans une position schizophrène où il expulse aujourd’hui des personnes que la loi DALO l’obligera à reloger demain !

Pourtant, en France, l’immense majorité des ménages qui ne parviennent plus à payer leur loyer sont de bonne foi et avant tout victimes de la mauvaise situation économique du pays. L’expulsion ne fera donc qu’aggraver leur situation sans y apporter la moindre solution.

Depuis longtemps, les socialistes demandent à ce que plus aucune personne de bonne foi ne soit expulsée de chez elle sans qu’une solution de relogement ne soit trouvée au préalable. J’ai d’ailleurs récemment adressé une question écrite à ce sujet à M. Apparu. Mais cette proposition de bon sens s’est jusqu’à maintenant toujours heurté au refus du gouvernement.

L’année dernière, à pareille date, la ministre du logement avait pourtant multiplié les effets d’annonces dans la presse, mais refusé toute avancée au moment d’écrire la loi dans l’hémicycle. Depuis rien n’a changé. Le cynisme de la droite semble même totalement assumé puisque le secrétaire d’Etat s’est officiellement prononcé il y a deux semaines contre toute modification de la trêve hivernale. Aujourd’hui, ce sont des associations comme Emmaüs ou la Croix Rouge qui l’ont subi en trouvant portes closes à l’Elysée lorsqu’elles sont venue pousser un cri d’alarme et expliquer leurs propositions. Preuve, s’il en fallait encore, du mépris de la droite pour les millions de familles qui souffrent au quotidien du mal logement.

 

Retrouvez ma question écrite sur la fin de la trêve hivernale