01/06/2010

LA CRISE DU LOGEMENT N’EXISTE PAS QU’EN HIVER

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Comme chaque hiver, les médias publient de nombreux articles sur la honte que représente la crise du logement en France, sur le manque flagrant de logements sociaux et sur les centaines de sans-abris qui meurent de froid dans nos rues.
Comme chaque hiver, les promesses et les annonces vont succéder aux publications de chiffres scandaleux
: 3,5 millions de mal logés, 1,2 millions de demandeurs sur les listes des HLM, 358 SDF morts en 2009…
Et comme chaque année, tout cela sera oublié dès que le printemps sera revenu.
Se battre pour que chacun puisse vivre dans un logement digne est un combat de tous les jours, pas seulement une posture pour les soirées d’hiver. Cela nécessite de la volonté politique et des mesures efficaces, mais la droite nous a prouvé depuis longtemps qu’elle n’a ni l’un ni l’autre.
Aujourd’hui le ministère du logement n’est plus qu’un simple secrétariat d’état dont les crédits diminuent d’année en année. Depuis 2002, six lois d’affichage ont été votées par l’UMP sans rien régler au fond du problème. A Paris par exemple, le préfet n’a toujours pas donné suite à plus de 7.000 dossiers pourtant jugés prioritaires par la commission DALO. Le gouvernement préfère, comme toujours, dépenser des milliards pour privilégier sa clientèle et subventionner l’accession à la propriété, plutôt que d’agir réellement pour les millions de personnes bloquées entre des loyers trop élevés dans le privés et des logements sociaux en nombre insuffisant.
Cette situation se retrouve clairement au niveau parisien. Si l’équipe de Bertrand Delanoë est parvenue à financer 35.000 logements sociaux entre 2001 et 2008 et si elle poursuit ses efforts pour en construire 40.000 de plus d’ici 2014, c’est toujours malgré l’opposition des élus UMP qui bloquent systématiquement tous les projets, en particulier dans les arrondissements qu’ils dirigent.