04/18/2011

ISF : L’INJUSTICE CONTINUE

Le bouclier fiscal est donc enfin supprimé ! Depuis sa création il y a 4 ans, j’ai dénoncé bien souvent et avec d’autres, cette mesure inutile, coûteuse et totalement injuste. Elle restera le symbole de la présidence Sarkozy, tournée avant tout vers les plus riches. Aujourd’hui donc je devrais me réjouir que le gouvernement la supprime. Cependant, la réforme qu’il est en train de concocter s’adresse cette fois encore aux plus riches.

Ainsi sur les 550.000 contribuables les plus fortunés du pays qui payaient l’ISF, 300 000 en seront désormais exonérés. Pour les autres, la somme qu’ils devront verser sera fortement diminuée.

Une fois tous les impôts et taxes pris en compte, le taux payé par les plus fortunés est d’à peine 35 %, quand il s’élève à 47 % en moyenne pour l’ensemble des français. En 10 ans de pouvoir, les majorités de droite ont complètement perverti notre système fiscal pour aboutir à cette situation: les plus riches paient proportionnellement moins d’impôts que les classes moyennes. En 2011, la majorité présidentielle enfonce le clou en diminuant l’ISF qui ne concerne que les plus aisés !

De plus, ce nouveau cadeau fiscal va coûter près d’un milliard d’euros aux finances publiques, qui devra être compensé par des augmentations d’impôts ou par la dette. Mais dans tous les cas, ce sont les 99 % de français qui ne paient pas l’ISF qui devront se serrer la ceinture. Au bout du compte entre 2002 et 2012, la dette du pays aura doublé de 900 Md€ à 1.800 Md€, du jamais vu ! Et 70 Md€ de niches fiscales auront été créées, dont la plupart sont inutiles et injustes. Pour remettre la France en marche, rétablir les comptes publics et ramener de la justice dans ce système qui en a tant perdu, les socialistes font des propositions concrètes. La progressivité de l’impôt sera enfin restaurée pour que chacun contribue en fonction de sa richesse. Surtout, nous réorienterons la dépense publique vers des investissements utiles aux français, qui créent de l’emploi et augmentent le pouvoir d’achat du plus grand nombre. Car diriger une nation, c’est la servir avant de se servir, c’est viser le bien être du peuple dans son ensemble, pas juste celui d’un clan.