01/28/2014

Incidents lors de la manif « Jour de colère » : à prendre au sérieux (AFP)

AL médias ANL’une des porte-parole des députés socialistes, Annick Lepetit, a considéré mardi que « le déferlement de haine et de violence » exprimé avec la manifestation sous l’égide du collectif « Jour de colère » était « une alerte qui doit être prise au sérieux par toutes les forces républicaines ».

 

« Les Français ont pu voir dans les graves incidents de cette manifestation ce que donnait l’agrégation de l’intégrisme, du racisme, de l’antisémitisme et du poujadisme, un déferlement de haine et de violence qui n’a pas sa place dans notre pays », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

 

Affirmant qu' »il y a dans notre démocratie des groupes prêts à tout pour déstabiliser la République », cette élue parisienne socialiste a souligné qu' »il est du devoir du gouvernement et de sa majorité de les mettre hors d’état de nuire et du devoir de l’opposition de les y aider en refusant toute forme de collusion avec ces extrémistes ».

 

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a assuré lundi que la manifestation de dimanche sous l’égide du collectif « Jour de colère » n’avait « rien à voir » avec son idée de la République. « Manifester, bien sûr, est un droit, en revanche, casser, proférer des slogans racistes et antisémites, c’est un délit », a-t-il dit.

 

Le collectif « Jour de colère », rassemblement d’intégristes catholiques, d’opposants au mariage homosexuel, de partisans de l’humoriste controversé Dieudonné, d’identitaires et de familles, a défilé dimanche à Paris en demandant la destitution du président de la République.