09/27/2011

KARACHI : JUSTICE AU NOM DES VICTIMES ET POUR L’HONNEUR DE LA REPUBLIQUE

L’atmosphère nauséabonde qui entoure l’affaire de Karachi est de plus en plus irrespirable. Au fur et à mesure des avancées des enquêtes et des révélations de la presse, elle se transforme en véritable affaire d’Etat. Les morts de l’attentat apparaissent, 15 ans après, comme les victimes des règlements de comptes internes à la droite.

Après autant d’année, l’urgent est que la justice puisse aller au bout de ses investigations et en toute indépendance. Ce sera difficile. On voit bien qu’au plus haut sommet de l’Etat cette affaire est suivie avec attention. Il faudra que M. Hortefeux explique comment il a pu, sans avoir accès au dossier, en savoir autant sur ce que les témoins ont déclaré au juge. Comment l’Elysée peut déclarer que le nom de Nicolas Sarkozy n’apparaît pas dans le dossier judiciaire ? La présidence de la République a-t-elle eu connaissance du dossier ?

La « République irréprochable » promise en 2007 par Nicolas Sarkozy, ne peut pas être cette déliquescence à laquelle nous assistons. Déliquescence à tous les étages et dans de nombreux domaines. Un des risques est bien sûr l’écoeureument, le ras-le-bol, la confusion. Le slogan « tous pourris » refait déjà surface, grossissant les rangs des abstentionnistes et, surtout, du Front National. Soyons vigilants, combattons les amalgames, reconstruisons les garde fous. L’Etat qui représente la République doit être infaillible et pour cela il faut le protéger.

Dès 2012 nous devrons remettre la France à l’endroit, restaurer l’éthique, qui ne devrait jamais être éloignée de la politique, et confier les responsabilités du pays à des hommes et des femmes qui serviront les français avant de se servir eux-même.