06/04/2010

HOMOSEXUALITÉ : TOUS RESPONSABLES FACE AUX PRÉJUGÉS

Lors des Assises de la lutte contre les préjugés qui se sont tenues dimanche 30 mai, les associations ont dénoncé les discriminations et les violences subies par un trop grand nombre de Français, dont les personnes homosexuelles. Les préjugés sont bien souvent la racine de ces actes.

L’institut BVA a réalisé à l’occasion des Assises, un sondage qui montre que les préjugés exprimés à l’encontre des homosexuels sont en augmentation (12 % en 2010 vs 8 % en 2009)*. Le travail de prévention et de lutte contre l’homophobie effectués par les associations passe par la fin des préjugés encore trop présents dans les esprits comme le montre ce sondage. Or, celles-ci constatent qu’ils se répandent et se banalisent de plus en plus, portés par une parole qui se dit «libérée». Sous prétexte de dire tout haut ce que certains pensent tout bas, les interventions homophobes en public se sont multipliées ces dernières années. L’écho que peuvent trouver ces paroles est inquiétant. Il conforte les préjugés de certains et en encourage d’autres à la violence. Le vandalisme, les agressions et même les meurtres à caractère homophobe, sont là pour nous le rappeler. Ne pas réagir équivaudrait à accepter ces comportements, à les rendre ordinaires. Je m’y refuse.

C’est pourquoi je condamne les propos de Christian Vanneste, député UMP, qui proclame régulièrement que l’homosexualité est dangereuse. Mais de quoi a-t-il peur?

C’est pourquoi je soutiens les actions de lutte contre l’homophobie comme celles engagées par la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) qui milite pour que l’information et la sensibilisation des élèves à ces questions de discrimination soient faites dans le cadre des programmes scolaires. Une volonté qui se concrétise avec des projets comme Le Baiser de la Lune, film pédagogique de prévention contre l’homophobie, dont Luc Chatel, Ministre de l’Éducation a refusé la diffusion en février.

C’est parce que l’orientation sexuelle est la 1ère cause de suicide chez les jeunes qu’il faut entendre, soutenir, prévenir et agir pour faire tomber les préjugés.

*Sondage réalisé du 21 au 22 mai 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 1 029 personnes âgées de 15 ans et plus.