09/01/2010

GRAND PARIS : ENCORE TRES LOIN DU COMPTE ET DES PROMESSES

Le ministre Michel Mercier, chargé au gouvernement du dossier Grand Paris après l’éviction de Christian Blanc, a déclaré « l’Etat respectera sa parole et dotera la nouvelle Société du Grand Paris à hauteur de 4 Mds € ». Je ne mets pas en doute la bonne volonté du ministre même si la parole de l’Etat n’a jusqu’ici pas été respectée, d’autant qu’elle venait du chef de l’Etat lui-même.

En effet, Nicolas Sarkozy avait promis en avril 2009, 35 Mds € pour mettre en œuvre d’une part, le Plan de Mobilisation pour les transports de la région Ile-de-France porté par Jean-Paul Huchon et les huit présidents des départements et d’autre part la double boucle initiée par Christian Blanc.

Le premier ministre avait alors missionné Gilles Carrez afin de mobiliser des sources de financements mais les propositions du rapporteur général du budget qui devaient être traduites soit dans la loi Grand Paris, soit dans la loi de finances 2010, sont restées au placard.

Aujourd’hui, à la veille du lancement des débats publics, nous n’avons aucune assurance que les financements de ces infrastructures figureront dans le projet de loi de finances à venir. Nous sommes donc encore très loin du compte et des promesses. Dans ce contexte, je ne cache pas mon inquiétude pour nos concitoyens qui vont devoir se prononcer sur la double boucle sans savoir si elle sera ou non financée.

D’autre part, je m’étonne que l’Etat ne prenne pas en compte dans son tracé les résultats de la concertation du projet de désaturation de la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14, menée en février 2010 qui ont été approuvé par le Conseil du STIF, en particulier l’opportunité de créer une station à Pont-Cardinet dans le 17e arrondissement de Paris.