10/05/2012

GRAND PARIS : CRIER TRES FORT UN MENSONGE N’EN FAIT PAS UNE VERITE

 

L’agitation de la droite ces derniers jours concernant le Grand Paris a atteint le comble du ridicule avec une pétition signée par des élus UMP. Valérie Pécresse, François Fillon et quelques autres y dénoncent un abandon du projet par l’Etat qui n’existe, bien heureusement, que dans leur propos. Non, le Grand Paris n’est pas enterré. Oui, le Président  de la République souhaite que les accords trouvés entre l’Etat et les collectivités locales aboutissent. Oui, le Gouvernement cherche les moyens financiers pour y parvenir. Et définitivement oui, si nous en sommes là, c’est justement à cause du manque de sincérité de la droite sur ce dossier depuis 3 ans.

 

Dès le début, avec Christian Blanc et ses promesses irréalisables, l’UMP a voulu passer en force sur ce dossier. Ce n’est qu’après la défaite de Mme Pécresse aux élections régionales que le gouvernement a enfin commencé à discuter avec les collectivités locales.

Mais même après cela, le problème majeur du manque de moyens a subsisté. La droite n’a jamais voulu mettre en place un véritable plan de financement consolidé, établissant clairement le coût réel du projet, qui paie quoi, quand et combien. Les députés socialistes l’ont répété à chaque occasion depuis 2010, à chaque projet de loi, à chaque débat budgétaire. Je l’ai d’ailleurs mis en évidence en novembre 2011 avec un député UMP dans un rapport parlementaire voté à l’unanimité par la Commission du Développement Durable.

Aujourd’hui, sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, nous devons gérer les erreurs et les mensonges, les décisions inconscientes et les promesses impossibles qu’a multipliés la droite lorsqu’elle était au pouvoir. Nous réalisons justement ce que Mme Pécresse et M. Fillon ont refusé de faire lorsqu’ils étaient eux-mêmes au gouvernement, il y a quelques mois à peine.

La Ministre du Logement a lancé une étude approfondie pour établir un plan de financement sincère, un calendrier crédible et des priorités assumées. C’est à dire le mode d’emploi qui permet de passer concrètement des promesses d’hier au réseau de transport de demain.

Pendant que l’opposition ne recherche que la surenchère et la polémique perpétuelle, sur fond de rivalités internes pour prendre la tête de l’UMP, la majorité travaille, elle, pour régler les problèmes concrets des 12 millions de franciliens. Les projets de transport portés par la Région et les 8 départements d’Ile-de-France sont indispensables, aussi bien pour les habitants que pour la santé économique du pays, et seront réalisés.

 

J’ai par ailleurs été interrogée par Le Parisien, le 5 décembre 2011, sur le sujet du Grand Paris. Vous pouvez retrouver cette interview ici.