02/03/2013

FRANCOIS HOLLANDE AU MALI

Après le bruit des armes, ce sont des cris de joie qui ont accueilli François Hollande lors de sa visite au Mali. Trois semaines après le début des opérations militaires, notre Président est allé à la rencontre de la population libérée de Tombouctou, puis a prononcé, à Bamako, un discours fondateur devant une Place de l’Indépendance archicomble.

 


 

En voyant cet accueil exceptionnel du peuple malien pour le Président français, on mesure mieux l’importance de la décision qu’il a prise le 10 janvier dernier. Lorsque nos services de renseignements ont identifié l’offensive des groupes islamistes en direction de Bamako, il a eu de suite la réaction la plus juste et la plus efficace. Nos amis maliens étaient en dangers et nous devions réagir…

C’est cette fermeté face à l’inacceptable, cette vitesse de réaction qui a permis aux forces armées françaises et maliennes, appuyées par les pays de l’Afrique de l’Ouest, de repousser la menace terroriste, de libérer les territoires du Nord et de rendre au Mali son unité. En agissant ainsi, la France a été à la hauteur de son histoire, de la République et des Droits de l’Homme.

Cette première phase de l’opération a été un succès incontestable. Il devra être consolidé dans les semaines et les mois qui viennent par les forces militaires, principalement africaines. C’est l’un des points importants du discours de François Hollande. Notre pays n’a pas vocation à rester plus que nécessaire au Mali. Nous avons répondu à un appel à l’aide d’un pays ami, nous ne sommes pas en train de défendre de pseudo intérêts géopolitiques ou de poursuivre une politique françafricaine de sinistre mémoire.

Nous allons au contraire accompagner le développement économique, l’éducation, la santé. Car la pauvreté, le délitement des états et de leurs services publics sont le terreau du fondamentalisme et du terrorisme. Si les armes sont nécessaires face à une menace imminente, sur le long terme, l’amélioration des conditions de vie, la tolérance et l’espoir sont les meilleurs garants de la paix.