07/14/2010

FLAGRANT DELIT DE MENSONGE

Fidèle à son habitude et à court d’arguments pour justifier ses échecs, Nicolas Sarkozy a truffé son intervention sur France 2 de contre-vérités qui ne résistent pas à l’analyse des faits. Petit florilège :

−    « La France est le pays qui travaille le moins »
Faux puisque les salariés français travaillent en moyenne 36,5 heures par semaine en 2008, soit plus que les allemands (34,6 heures), les néerlandais (30 heures) les norvégiens (33,2 heures) ou encore les américains (33,9 heures).
−    « Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail »
Faux puisque les pays qui ont le plus réduit le temps de travail sont ceux qui ont le taux de chômage le plus faible : Norvège (3,7% en mai 2010), Pays-Bas (4,3%), Allemagne (7,5%). La France du « travailler plus pour gagner plus » pointe elle à 10% de chômeurs !
−    « La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus »
Faux puisque la droite a multiplié les niches fiscales pour les plus riches et que le capital est toujours beaucoup moins taxé que le travail. Le taux d’imposition sur le revenu passe donc de 40%  en théorie à 25% réellement payés en moyenne par les 1000 plus hauts revenus français.
−    « La France est le pays qui taxe le plus les entreprises »
Faux puisque les niches fiscales permettent là aussi de faire passer le taux théorique de l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 20% pour les entreprises de plus de 500 salariés et 13% pour celles de plus de 2000 salariés.
−    « Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50% de ce que l’on gagne à l’Etat »
Faux puisque personne en France ne paie plus de 50% sur les revenus de son travail seul, il faudrait ajouter d’énormes revenus du capital pour s’approcher de ce taux. Surtout, ce n’est pas le revenu réel qui est pris en compte mais le revenu diminué par les niches fiscales. C’est ce qui permet à la femme la plus riche de France d’obtenir des revenus dépassant le milliard d’euro par an, de payer seulement 40 millions d’impôts et recevoir tout de même un chèque du Trésor public de 30 millions grâce au bouclier fiscal.