01/13/2011

FINANCEMENT DU GRAND PARIS : L’ÉTAT TOUJOURS À LA PEINE

Une nouvelle réunion sur les projets de transports Arc Express et Grand Paris a eu lieu hier soir. Particulièrement attendue, cette réunion qui portait sur le coût et le financement des projets avait été annulée à deux reprises, le plan de financement du Grand Paris porté par le gouvernement n’étant pas encore disponible.

Jean-Paul Huchon, le président de la Région et du STIF, a présenté le plan de financement bouclé d’Arc Express reposant principalement sur les engagements déjà pris par les collectivités locales d’Ile-de-France à hauteur de 12,6 M€ dans le cadre du plan de mobilisation pour les transports porté par la Région. Un avantage considérable sur le projet du gouvernement qu’il peine à financer.

En face, l’exposé de la Société du Grand Paris, attendu depuis plusieurs mois, a fait le point sur ses recettes dont les contours n’ont été définis qu’en fin d’année à l’occasion du vote de la loi de finances 2011. Au delà des hypothétiques 4 milliards d’euros promis par les trois ministres successifs en charge du dossier et pour lesquels aucune garantie n’a encore été apportée, trois taxes ont été mises en place pour subvenir aux besoins de la Société du Grand Paris.

Ces taxes qui vont peser exclusivement sur les ménages et les acteurs économiques franciliens, produiront 300 millions d’euros de recettes dès 2011 alors que les travaux du réseau de transport du Grand Paris ne peuvent démarrer au mieux, qu’en 2014. Dès lors, je m’interroge sur l’utilisation de cette manne de plus d’un milliard d’euros sur trois ans alors que le projet sera seulement en phase d’étude ? De plus, je constate que la Société du Grand Paris insiste fortement sur le caractère international de son projet celui d’une ville monde, dans ces conditions, comment le gouvernement compte-t-il expliquer à nos concitoyens que les taxes indispensables au financement de son projet ne vont peser que sur les franciliens ?